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 trouble shared is trouble halved (yasin)

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Brandy Fairchild

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MessageSujet: trouble shared is trouble halved (yasin)   Dim 21 Jan - 19:11

pas très confortablement assise au fond de la cage, elle se remémorait encore l'aventure surréaliste qu'elle venait de vivre, brandy. à peu de choses près, elle se serait cru dans un mauvais film à petit budget. quelle bonne idée elle avait pu avoir de sortir chercher son dû ce matin-là. à croire que les flics étaient tombés du lit pour faire leur tournée à une heure si matinale. la brune avait rencontré asher qui lui avait fait passer ce qu'elle avait commandé. elle avait payé et était repartie sans demander son reste. pas pressée plus que ça par le temps qui passait, elle avait pris le chemin en sens inverse d'un pas moyen, s'en oublier de se griller un joint au passage. elle venait de faire le plein, ce pourquoi elle ne risquait pas de se retrouver les poches vides. et c'est à cet instant qu'elle tomba sur une voiture de flics, planquée mais pas trop. assez visible pour quelqu'un qui s'approchait de plus près. elle avait vu rouge la gosse, comme si elle avait besoin de ça. si elle avait pensé faire demi-tour dans un premier temps, elle n'en fit rien. elle apparaîtrait bien trop suspecte la petite fairchild, autant la jouer détaché et prier bien fort pour qu'ils ne posent pas les yeux sur elle. peine perdue évidemment. quand on a la poisse pour seconde peau, on ne s'étonne même plus des coups du sort qui se plaisent à vouloir vous enterrer. avant qu'elle ne puisse anticiper quoique ce soit, un homme en uniforme avait atterri juste devant elle. comme à son habitude, l'insolence l'avait emporté lorsqu'elle du expliquer ce qu'elle fumait. et malgré ses vociférations pas très discrètes, le premier homme rejoint par un deuxième avait pris un malin plaisir à la fouiller. bande de vautours, qu'elle n'avait pu se retenir de formuler. ils avaient mis la main sur l'objet de leur convoitise sans trop de mal. et brandy s'était retrouvé à l'arrière de la voiture de police direction le poste. là-bas, ils avaient tenté de la faire parler des heures durant sans qu'elle ne lâche un mot si ce n'est pour les discréditer et les atteindre eux personnellement. en soi, ce n'était pas tant de se trouver en la désagréable compagnie des flics qui la dérangeait, elle s'inquiétait plutôt de savoir qui allait bien pouvoir venir la chercher. impossible de compter sur wyatt ou il risquait de la cloitrer à la cave sans qu'elle ne voit plus jamais la lumière du jour. si elle appelait ses soeurs, ça reviendrait forcément aux oreilles de toute la famille et c'était clairement la dernière chose dont elle avait besoin. l'illumination était venue quand elle s'affaira à triturer les poches de son jean pour seule occupation et qu'elle tomba, à l'arrière de son jean, sur la carte du psychologue qu'elle avait abordé il y avait de cela quelques semaines. la gamine avait pris sa carte plus pour lui faire plaisir qu'autre chose, qu'elle se plaisait à croire, et celle-ci était resté à sa place. brandy n'en ayant pas trouvé l'utilité les jours précédents. mais étonnamment aujourd'hui, elle lui apparaissait comme un coup de pouce du destin. c'est dans un sourire de satisfaction qu'elle avait posé les coordonnées du psy' sous les yeux du flic en lui soufflant de l'appeler, lui. sans broncher, il s'était exécuté et avait débarrassé la gosse en cabane, le temps de régler l'histoire. retour à la case départ. elle soupirait, elle s'agaçait et elle avait faim surtout. pourtant, elle se contentait d'attendre qu'on veuille bien venir la tirer de cet endroit glauque. c'était tout ce qu'elle pouvait faire après tout. cette fois, elle n'était plus en position de force. et ce n'était pas elle non plus qui avait les cartes en main.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Mar 23 Jan - 21:51

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Dix-sept heures trente-huit. La sonnerie de son téléphone sort Yasin de ses notes. L'identifiant lui est inconnu, et une barre inquiète apparaît sur son front. Il pense à ses colocataires, forcément, à ses patients, aussi. La banque, peut-être. Il répond, de toute façon, et la discussion qu'il échange ensuite le laisse perplexe. Certainement pas le genre d'appel qu'il aurait pu imaginer. Le type de conversation qui vous met une grande claque dans le dos, coupant votre respiration au passage. Brandy. Maintenant, il avait un nom à mettre sur le visage de l'intrépide femme qui l'avait abordé quelques semaines auparavant, et il n'avait que plus de questions à se poser. Elles attendraient, cependant. Et Fairchild aussi. Les informations sur un morceau de papier, il entreprit de laisser tout cela dans une bulle avant de reprendre son travail.
Dix-huit heures vingt-six. Il avait claqué la porte de son bureau un quart d'heure auparavant, et se tenait désormais devant l'entrée du poste de police. Il aurait pu en rire. Pour une fois qu'il y venait de son plein gré. Il ne riait pas – la situation n'avait rien de risible. Au moins, son costume éviterait qu'on le confonde avec un suspect.

En une vingtaine de minutes, il remplit décharges et amendes, ayant du mal à se figurer pourquoi sa présence était requise alors que Brandy était majeure … Elle était majeure, pas vrai ? Peut-être que c'était ça ou rester la nuit au poste. En attendant de voir sa silhouette arriver, il maîtrisa l'art de la posture grave. Mâchoires serrées, regard noir, le genre qui détruit le monde. Il fallait dire qu'elle continuait à l'étonner, qu'elle n'avait peur de rien. Se rappeler son existence après plusieurs semaines juste pour la faire sortir de cette situation délicate … Et il le faisait, en plus. Peut-être que c'était le destin, ou peut-être qu'il était trop con. Trop curieux pour laisser passer autant de questions. De la part des agents, il avait déniché l'infraction commise, et de sa part à elle, il espérait tellement plus.
Quand elle arrive, il remarque les couleurs pâles, les couleurs fades. Cela lui saute aux yeux, comme une photographie en noir et blanc, au milieu d'un jardin aux milles nuances. Fairchild n'est que l'ombre de Fairchild. Il pose sur elle un regard empli d'une colère froide, avant de se tourner vers l'agent administratif. Merci pour tout. Bonne soirée. Les mots donnés sans l'envie qui va avec – il se serait bien passé d'un détour en ce lieu, ce soir. Ouvrant la porte pour la laisser retrouver sa liberté, il ne peut s'empêcher cependant de lui glisser quelques mots. Dès fois que l'envie de s'enfuir en courant lui viendrait. Il faut qu'on parle. Dernier salut bref aux autorités, et les voilà dans la rue.

- Pourquoi m'avoir appelé ? Yasin a prit tous les raccourcis typiques d'une conversation. Pas de bonjour, ni de bonsoir. Il a les questions qui lui brûlent les lèvres, ivre d'attendre les réponses. Pourquoi lui ? Et pourquoi pas, littéralement, n'importe qui d'autre ? Il ne savait pas quoi en penser. Il ne savait pas quoi penser de toute cette situation, en fait, et ça le dérangeait, là, légèrement sous sa peau. Il ne savait pas quelle nouvelle surprise l'attendait, quel nouveau rebondissement l'attendait, tapi entre les méninges sournoises de la brune. Une pointe d'appréhension qui le taraude, alors qu'il se sent comme pris au dépourvu.
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Brandy Fairchild

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Jeu 29 Mar - 0:55

le temps te semble durer une éternité. les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures et la cage de plus en plus étroite te rendrait presque claustrophobe. tu n'es pas en bonne posture, tu le sais. alors, de toutes tes forces, tu espères que le cauchemar va bientôt prendre fin. elle ne cesse de changer de position, tout autant qu'elle se lasse du spectacle pas très vivant que lui offrent les commissaires et autres lieutenants peuplant les lieux. ce que ça pouvait être monotone un commissariat en fin de compte. elle qui s'était imaginé une opinion basée sur les séries américaines qui passaient à la télé, il était évident que la réalité était toute autre. et si elle n'avait pas misé sur la bonne personne ? et si le psy' qu'elle avait croisé quelques semaines plus tôt se contrefichait de son sort et la laissait moisir ici ? après tout, ce serait son droit le plus stricte. il ne lui devait rien, ils ne se connaissaient même pas. cette pensée fugace a le don de la rendre nerveuse, parce qu'elle avait beau chercher, elle ne trouvait pas d'autres solutions à sa situation. et passer ne serait-ce qu'une nuit ici ne l'enchantait guère. elle est sur le point de se résigner quand un agent s'approche lui annonçant qu'elle est libre. elle soupire de soulagement, la gosse. intimement persuadée que cette liberté retrouvée aura une saveur toute particulière dès que ses pas la mèneront à l'extérieur. pour l'heure, on la dirigea vers son sauveur. alors il était venu. elle n'était pas peu fière de son effet, brandy. bien qu'elle n'affichait qu'un sourire en demie-teinte, sachant pertinemment qu'elle n'allait pas s'en sortir comme ça. les ennuis ne faisaient que commencer. mais ce n'était pas comme si elle n'avait pas toujours pataugé dedans, si ? ne restait plus qu'à espérer que cette fois ne soit pas celle de trop et qu'elle ne finisse pas par couler à pic. merci pour tout. bonne soirée. le psychologue a vraiment du temps à perdre avec ces inspecteurs. toi, tu ne leur adresses même pas un regard et surtout pas un au revoir. ils t'avaient fait perdre ton temps et ton argent. ce pourquoi tu n'avais aucune intention de feindre quoique ce soit à leur égard. l'homme qui l'escorte lui ouvre la porte pour lui permettre de retrouver son espace vital. l'oxygène dont elle s'asphyxierait presque lui fait un bien fou. il faut qu'on parle. mais très vite, on se charge de la couper dans son élan et de lui faire brusquement reprendre pied dans la réalité. elle lève déjà les yeux au ciel en soupirant. elle zappe les remerciements, les courtoisies et tout ce qui pourrait s'en rapprocher, elle a d'autres priorités. à commencer par une clope, tout ce qu'il lui reste, qu'elle allume sans attendre et avec laquelle elle entreprend déjà de s'intoxiquer l'organisme. pourquoi m'avoir appelé ? agacée plus que de raison, elle se stoppe dans sa marche. et c'est reparti... pourquoi est-ce que tous les gens qui l'entouraient s'évertuaient à lui poser des questions sans cesse ? elle avait la désagréable impression de subir un interrogatoire perpétuellement, la gamine. rejetant la fumée de son bâton de cigarette, elle ancre finalement son regard dans celui du psy'. est-ce qu'on peut aller quelque part avant, histoire que j'avale quelque chose, ou c'est vraiment urgent ? elle se demandait ce que ça pourrait bien lui apporter de savoir ça. l'important étant qu'il soit venu même si elle ne lui montrait aucune forme de reconnaissance. brandy avait toujours maitrisé l'art de l'ingratitude à l'excès. ça risquait de lui retomber dessus mais elle y était préparé.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Jeu 29 Mar - 21:38

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Il tangue, de l'intérieur. Il bascule entre l'inquiétude et la curiosité, bercé par une pointe d'appréhension. La silhouette de Brandy avait beau se détacher dans la nuit tombante, flamboyante, il avait du mal à comprendre ce qu'il faisait là. Et elle en noir et blanc, comme si la mise à l'ombre forcée avait déteint sur elle. Alors il serre les mâchoires et ne laisse rien paraître, attendant une réponse franche à une question simple. Une réponse sur sa situation ici, sur pourquoi elle l'avait appelé, lui. Sur toutes les personnes qu'elle devait connaître.
Il voulait simplement y voir plus clair, y voir les nuances dans ce tableau inachevé. Glissant ses mains dans ses poches, il reste néanmoins déçu par sa réponse première, ses yeux glissant de son visage à ses mains agitées. Le suintement rouge l'hypnotise un instant, avant de recroiser deux billes sombres.
Il a envie de jurer, d'insulter. De la secouer, pour avoir des réponses. Il ne le fera pas – il ne la connaît pas assez pour savoir si cela fonctionnera, et quand bien même, il savait d'ores-et-déjà que ce n'était pas en laissant échapper sa colère froide qu'elle parlerait. Il sait par expérience qu'il valait mieux laisser du temps, de l'espace ou du silence, pour que ça marche. Il le savait, parce qu'il en côtoie tous les jours, des jeunes de son âge, il le savait, et pourtant, elle avait le don de le foutre sur les nerfs. Deux rencontres. Et par deux fois, il s'était laissé prendre au piège.

Ses mâchoires tressautaient légèrement alors qu'il s'abstenait d'un commentaire salé qui ne les mènerait nulle part. Lui aussi, il avait faim, et s'était douté qu'elle serait dans la même situation. Après un joint et un petit tour en cellule, il y avait de quoi forger un appétit. Alors, oui, ils iraient manger. Après qu'il ait eu ses réponses.
Parce que Yasin était gentil, oui. Après tout, il était venu payer sa caution et la libérer de l'emprise de la justice. Seulement, il n'était pas si gentil, au point de la laisser lui dicter sa conduite sans rien donner en retour – c'était donnant-donnant, il ne lui devait rien. Alors, brisant enfin le silence qu'il avait laissé traîné dans l'espoir qu'elle parle, il précise ses paroles. Le plus vite tu me réponds, le plus vite tu manges. Putain, c'était simple, quand même. Même elle pouvait comprendre ça. Pourquoi moi ?
Il voulait savoir où étaient ses couleurs, à Brandy, si elles étaient parties d'elle-même ou si elle les avait enfermé à l'intérieur, sous son masque. Elle aurait dû se douter que lui, il avait bien vu les fissures la première fois, et que tout ce qu'il espérait, c'était d'y voir un peu plus, à travers. De passer outre son impatience juvénile, de se focaliser sur l'essentiel. Peut-être qu'il se trompait, mais beaucoup de personnes portaient un masque, plus ou moins similaire au sien. C'était naturel, de pas se balader avec les sentiments en lettres capitales sur le front, et elle lui donnait du fil à retordre. Le pire, c'est qu'il aimait ça, qu'on lui tienne tête et qu'on l'envoie bouler sur de faux prétextes ; cela ne faisait qu'attiser sa curiosité. Le seul problème, c'était qu'il ne connaissait pas les règles du jeu, ni les limites, ni les points faibles.
Il avançait à l'aveugle – enfin presque, puisqu'il n'avançait pas du tout, planté là devant le commissariat. Il haussa les épaules à son attention, comme si au final il s'en fichait ; comme si au final ce n'était plus de son ressort. Si elle voulait qu'il lui rende un nouveau service, elle n'avait plus qu'à accepter ses conditions. Il ne réclamait que quelques mots ; pas qu'elle le rembourse, pas qu'elle consulte un psy, pas qu'elle arrête de fumer.
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Brandy Fairchild

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Lun 2 Avr - 19:27

elle savait très bien ce qui l'attendait, brandy. pourtant, elle s'en énerve quand même. parce qu'elle avait tant espéré pouvoir passer outre les explications inutiles et rentrer chez elle sans demander son reste. mais il faut croire que le psy' a la dent dure et qu'il n'est pas prêt à la laisser se sauver sans en apprendre un minimum. même si ça la faisait chier, elle lui devait bien quelques mots. ne venait-il pas juste de la sortir de taule ? si tu n'es pas capable de le remercier, réponds au moins à ses questions. même si ça t'écorche la bouche, tu lui paraitras peut-être un peu moins antipathique. elle exige de manger avant de parler, la gosse. le plus vite tu me réponds, le plus vite tu manges. sauf que ça ne prend pas. il semblerait que l'homme en face d'elle ne soit pas disposé à plier, cette fois-ci. dommage, mais tu ne peux pas gagner à tous les coups, gamine. pourquoi moi ? rien n'avance, pas même leurs pas. alors que quelques minutes plus tôt, elle aurait tout fait pour quitter le coin vitesse grand v. elle tire une taffe de son bâton de nicotine, pas déstabilisée le moins du monde et le regard toujours bien ancré au sien. peut-être que j'avais juste envie de te voir. elle souffle le chaud et le froid, en permanence. ses idées et ses convictions se balancent, tantôt à gauche, tantôt à droite. la ligne de route de ses pensées n'étant jamais bien claire, ni précise. alors que cette lueur de défi ne quitte que rarement ses iris sombres. elle sait toujours comment s'extirper des situations les plus délicates et même comment les tirer à son avantage. elle maitrise l'art des mots qu'il faut quand elle sent que la partie est en jeu. elle laisse le silence s'installer entre eux un court instant, juste le temps d'obtenir une réaction. et de voir jusqu'où elle pouvait aller. toi, parce que t'es le seul à connaître mon secret, pas vrai ? elle attend une confirmation même si elle n'en a aucunement besoin. l'homme lui a plus d'une fois fait comprendre qu'il savait ce qu'il se tramait dans sa vie. et si elle se trompait, les inspecteurs s'étaient sûrement chargé de tout lui raconter. en fait, elle veut simplement qu'il pose de véritables mots sur ce qu'ils savent pertinemment tous les deux. et du coup, t'imagines bien que j'pouvais pas me permettre d'appeler mon frère ou ma soeur, qu'elle ajoute dans un rire ironique. j'veux pas qu'ils comprennent l'épave que j'suis. sous-entendu qu'elle se fichait donc bien de ce que lui pouvait penser d'elle. brandy n'avait rien à lui prouver. il n'était personne à ses yeux. au même titre que tous les anglais qui peuplaient brighton. elle n'avait jamais cherché l'approbation des gens, celle de ses proches lui suffisait amplement. à ce moment précis, elle détestait le fait d'être encore en train de parler à un psy'. c'était la deuxième fois que ça arrivait, et c'était déjà une fois de trop. elle l'imaginait sans mal, prêt à analyser le moindre mot qui passerait la barrière de ses lèvres. pourtant, elle s'efforçait de ne rien laisser transparaitre, en espérant qu'elle soit encore assez forte pour se mesurer à ce type d'exercice. quoiqu'il arrive, il lui resterait toujours son insolence pour se dresser face à n'importe quelle remarque qui la gênerait un peu trop. tu m'as bien laissé ta carte pour que j'puisse t'appeler et j'vois pas dans quelles autres circonstances j'aurais pu l'utiliser. il lui avait tendu cette perche la dernière fois qu'ils s'étaient vu. innocente petite piqûre de rappel.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Mer 4 Avr - 19:16

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Il n'a pas les réponses à ses questions, Yasin, et il ne bougera pas tant qu'il ne les aura pas obtenues. A l'image d'une digue qui se dresse contre les vagues, la marée et le vent tout à la fois. Dans son dos, le commissariat, maigre soutien – qui ne le retient pas quand la langue de l'ex-détenue se délie. Pendant un court instant, ses mots traversent Yasin, sa veste de tailleur, sa chemise, sa peau, sa chair, ses côtes même, droit sur son coeur. Ils s'y lovent un instant, l'entourent et l'étreignent, avant de repartir en sens inverse, ses côtes sa chair sa peau sa chemise sa veste, pour se dissiper derrière lui. Quelques instants, à peine plus d'un battement ou deux, des mots de la force d'un uppercut dans le plexus solaire.
Sa raison qui le pousse à tout repousser, encore une fois emmêlé dans les jeux de l'actrice. Pris de court. Puis la culpabilité, après la surprise, et son regard s'assombrit de plus belle. Il ne dit rien, puisqu'il vient encore de tomber dans un piège. Il fallait croire qu'elle savait où taper, avec ses airs impassibles. La suite arrive, ce qu'elle laisse échapper ne lui amène que plus de questions. Celles qu'en bon psychologue, il s'abstiendra de poser. Son secret devait faire écho à leur première rencontre, à la solitude qu'il avait cru déceler chez elle ; il doutait que cela ne fasse uniquement référence aux drogues, puisqu'il venait littéralement de la faire sortir de prison. Il doutait que cela soit passé inaperçu jusqu'ici. Enfin, il se trompait peut-être. Avec elle, il n'était jamais sûr de rien …
En toute honnêteté, il pensait qu'elle lui aurait lancé une pique, déclarant que c'était assez ; elle lui apporta cependant la confirmation sur ses doutes, ses hésitations. Elle évoque un frère, une sœur, le fait qu'ils soient dans l'ignorance. Il fronça les sourcils, parce qu'il fallait être aveugle et anosmique pour se laisser convaincre que tout allait bien. Protéger son entourage, cacher ses affaires, c'était plus un truc d'alcoolique que de drogué, lui semblait-il – il n'était pas expert en addictions. Peut-être ne se voyaient-ils pas souvent.

Au final, était-il plus avancé ?
Il trouverait la réponse à cette question-ci plus tard.
Il se déride un peu quand elle lui demande dans quelles autres circonstances elle aurait pu utiliser sa carte. Un rire las sort d'entre ses lèvres. Il lui avait laissé sa carte pour un éventuel stage, lui semblait-il. Pour n'importe quoi, aussi. Je … Je sais pas. Mais le faire après avoir perdu de quoi fumer, c'est pas cool pour moi. Il se fend finalement d'un grand sourire. Avance de deux, trois pas, et ouvre sa voiture à distance. Libération pour elle, estimant avoir eu la réponse à sa question. De ce qu'il en voyait, il avait la voiture la plus clinquante de la rue, cadeau qu'il s'était offert pour ses trente ans. Il fallait dire que c'était pas très compliqué, face à des voitures de police, des grosses familiales et des Golf hors d'âge.
Il fait le tour de la voiture pour ouvrir la porte, côté passager, à Brandy. Le geste était naturel, non pas un dérisoire sursaut de galanterie. Il attendit que la fugitive se soit installée sur le siège en cuir pour refermer la porte et s'installer derrière le volant.
C'est même pas la peine d'essayer de t'en griller une dans ma voiture. Il lui coula un regard pour appuyer ses paroles, avant de poursuivre. Tu veux manger quoi? Fish&chips ? Pizza ? Burger ? Elle avait plutôt intérêt d'avoir choisi en avance. Démarrant le moteur qui rugit au quart de tour, ils ne tardèrent pas à s'engager sur la voie, à quitter l'atmosphère délabrée du poste de police.
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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Dim 15 Avr - 21:47

tester les limites, flirter avec le vide, des activités dont brandy ne se lassait que rarement. elle se plaisait à jouer et à tirer sur la corde jusqu'à ce que celle-ci lui revienne en pleine face. c'était seulement à ce moment-là qu'elle calmait ses ardeurs. elle n'avait jamais été femme à se laisser dicter sa conduite, préférant fixer les règles elle-même, la majorité du temps. elle s'y était essayé plusieurs fois avec ce yasin, prénom qu'elle avait pêché sur la carte de visite qui n'avait pas quitté sa poche depuis leur première rencontre. pourtant, elle ne s'était toujours pas risqué à l'utiliser. le moment viendrait peut-être. mais force était de constater qu'il n'avait pas toujours répondu de la façon qu'elle aurait souhaité. cependant, il avait fait un premier pas significatif en venant la sortir du pétrin dans lequel elle s'était elle-même fourré. l'attention était sympa puisqu'il ne lui devait rien. à la sortie du poste de police, il n'avait que des questions à poser. elle qui détestait avoir l'impression d'être fliquée se sentit coupée de l'envie d'émettre de quelconques remerciements. surtout qu'elle n'était pas coutumière de cette pratique habituellement. elle s'offusque d'un rien, la gosse. jamais satisfaite que les évènements ne prennent pas la tournure à laquelle elle avait songé. alors pour mettre fin à cette situation plus déplaisante qu'agréable, elle abat ses cartes pour en tirer avantage. tu lances ta bombe, celle qui faisait écho à une certaine envie de le voir. t'es dans l'attente d'une réponse, d'une réaction. peu importe laquelle à vrai dire, tu veux juste un signe. et rien. il n'ouvre pas la bouche. il ne cille même pas. alors ses plans sont bien vite réduit à néant. comme seule option, elle évoque son secret, et le fait qu'elle ne voulait en aucun cas que ses proches l'apprennent. le psychologue s'était donc imposé comme son unique roue de secours. même si elle n'était pas sûre que la comparaison l'enchante plus que ça. elle s'agace, la môme. parce que le type précisément en face d'elle ne réagit à rien. elle ne capte pas le moindre signal. elle lève les yeux au ciel, ce qu'elle sait faire de mieux avant de lui rappeler qu'il lui avait certainement laissé sa carte pour qu'elle puisse le contacter en cas d'urgence. ce qu'elle avait justement fait aujourd'hui. je… je sais pas. mais le faire après avoir perdu de quoi fumer, c'est pas cool pour moi. elle hausse les épaules même si elle veut bien lui accorder ça. elle se décide à lui emboiter le pas, alors qu'il reprend enfin sa marche. elle se sent enfin libérée de ce fichu interrogatoire, brandy. les questions, elle en avait suffisamment supporté pour la journée. pourtant, elle ne manque pas d'en rajouter une couche. en même temps, tu t'attendais à quoi ? à ce que je t'invite à dîner ? un léger rire s'invite en pleine phrase. désolée, mes revenus inexistants ne me le permettent pas. dans le fond, elle a de la chance d'avoir de la réserve. cet argent que ses parents avaient fait fructifier pendant des années sur son compte en banque. une voiture entre dans son champ de vision, probablement celle de l'homme qui l'accompagne. on n'se refuse rien monsieur shankar, qu'elle dit malicieusement, le regard examinant l'engin face à elle. ça ne lui déplaisait pas de se déplacer dans ce genre de véhicule, bien au contraire. le psy' lui ouvre la portière et elle lui adresse un sourire avant de s'installer. elle a tout juste le temps de prendre ses marques qu'il reprend. c'est même pas la peine d'essayer de t'en griller une dans ma voiture. instinctivement, elle lève les yeux au ciel. il ne perd jamais le nord celui-là. t'inquiète pas, j'suis pas venue dans le but de pourrir ton véhicule. j'ai un peu de tenue quand même. elle croit bon de le souligner pour re-glorifier son image un minimum. tu veux manger quoi ? fish&chips ? pizza ? burger ? à vrai dire, elle ne s'était pas réellement posé la question, mais elle allait devoir le faire rapidement. puisque j'ai le choix, on va dire pizza. elle ne pensait pas qu'il lui demanderait, elle l'imaginait simplement la trainer là où le vent le mènerait. mais l'attention lui fait plaisir. même si elle aurait été capable d'avaler n'importe quoi dans l'état actuel des choses. le chauffeur prend place à son tour et ils prennent la route. finalement, elle est bien là où elle se trouve, brandy. en son for intérieur, elle se dit qu'elle a bien fait de l'appeler, lui.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Mar 17 Avr - 20:03

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C'est un trop, c'est un tout, c'est les pensées qui s'emmêlent et le laissent las, cette conversation surréaliste qui l'émerveille et le fout K.O., Yasin. Il ne s'était pas attendu à ça et quand bien même, il n'aurait su réagir d'une autre manière. Un instant de paralysie entre un interrogatoire et une virée en voiture, échoué dans la conversation, il se laisse porter par le courant en essayant juste de ne pas s'y noyer. Il trouve finalement un point d'ancrage et se ressaisit alors,
une histoire de quelques secondes,
avant de se faire jeter par la houle, renverser par Brandy. Il aimerait se dire qu'elle n'est qu'une autre jeune femme, une de celles qu'il côtoie au quotidien … et en même temps, elle était bien trop différente, définitivement unique en son genre. Le pire, dans cette histoire où il avait l'impression d'être coincé, étant le fait qu'elle lui plaisait, de sa fougue et de sa répartie jusqu'aux constellations de son visage. Charme sauvage qui avait le don de le désarmer autant que de le fasciner.

Au moins arrive-t-il à détourner l'attention avec sa voiture, préférant ne rien répondre à sa pseudo-invitation. Il garde seulement le sourire sur ses lèvres alors qu'il lui ouvre la porte de son carrosse du jour, et les conseils sur le bout de sa langue alors qu'il s'installe à son tour dans l'habitacle. Au moins, sur ce point-là, elle n'y retrouve rien à redire – soulagement passager, il n'avait pas l'envie de débattre sur un tel sujet à propos de sa voiture. Il demande la destination en démarrant la voiture, pour savoir dans quelle direction s'engager. Heureusement, sa passagère n'hésite pas pendant trois heures avant de trancher, arrachant un sourire à Yasin au passage, au vu de l'ironie de leur situation.
Donc je devais pas m'attendre à ce que tu m'invites à dîner, mais on va quand même dîner, après que tu m'aies appelé ? Le ton était plus souple, lui-même plus détendu. C'était sa voiture, son atmosphère, et la discussion lui semblait plus simple ici, qu'à l'extérieur, en face de sa prison d'un jour. L'asphalte défilait devant eux. Il y avait pas mal de pizzeria à Brighton, et il comptait l'emmener dans l'une de celles tenues par des italiens pure souche, où tout est écrit en italien et les noms des plats impossibles à prononcer. Pas un truc où les pizzas pré-cuites attendaient sagement dans le frigo depuis deux semaines.
Et tu peux oublier le « monsieur Shankar », aussi. Il balaya le nom d'un revers de main dédaigneux. Elle le tutoyait depuis qu'il l'avait libérée de la gendarmerie … et il avait tiqué douloureusement à cette appellation. Même dans un cadre professionnel, il préférait son prénom à l'utilisation de son nom de famille. Yasin, c'est très bien, Brandy. Pas besoin de me rajouter quarante ans avec un "monsieur" ! Prénom qu'elle lui avait caché la première fois, mais qu'il avait glané au fil de sa discussion avec un flic. Enfin, il arrivait à se détendre un peu plus en sa présence. Jusqu'à la prochaine remarque, jusqu'au prochain court-circuit. Jusqu'à la prochaine attaque de son palpitant.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Jeu 19 Avr - 17:20

elle préfère mille fois cette voiture, en guise de toit sur sa tête, aux quatre murs délabrés qu'elle avait quitté il n'y avait pas si longtemps. même si la situation qui était la sienne depuis peu ne cessait de la faire rire intérieurement. elle ne faisait face qu'à des évènements pas très communs, brandy, depuis que sa route avait croisé celle de ce psy'. d'abord, sans le connaître, elle l'avait abordé de but en blanc et c'était même permise de l'agresser verbalement en quelque sorte. puis quand elle s'était retrouvé en cage, c'était lui qu'elle avait appelé à l'aide. alors qu'elle n'avait jamais envisagé de se retrouver en sa présence une seconde fois. et finalement, ils allaient maintenant diner. elle se surprend à le suivre sans broncher pour une fois et elle l'entend souligner lui aussi le ridicule de leur situation. donc je devais pas m'attendre à ce que tu m'invites à dîner, mais on va quand même dîner, après que tu m'aies appelé ? les faits sont là, elle peut donc difficilement y opposer un quelconque argument. pourtant, même dans la difficulté, elle a toujours des cartes à jouer, la gosse. techniquement, ce n'est pas moi qui t'ai appelé. et je ne t'ai pas non plus invité à diner. elle s'était plaint d'avoir faim, elle voulait juste avaler quelque chose. le but premier n'était pas de passer un repas en tête-à-tête. tu joues sur les mots, t'adores ça. pas décidée pour un sou à concéder la victoire trop rapidement parce que tu n'avais aucune arrière pensée. les paysages se succèdent par les vitres de la voiture. elle le sait parce qu'elle ne les quitte pas des yeux, avant que le silence ne se brise. et tu peux oublier le « monsieur shankar », aussi. elle hausse les épaules, ce n'était que de la politesse. pour une fois qu'elle faisait un effort. ou alors était-ce plutôt pour le faire réagir ? le tutoiement se mariait tellement mal avec cette appellation. yasin, c'est très bien, brandy. pas besoin de me rajouter quarante ans avec un "monsieur" ! c'était donc ça le malaise. sa jeunesse follement affichée lui rappelait sans doute qu'il avait passé l'âge des plus belles années de sa vie. après tout, je n'sais rien de ton âge. et je t'imaginais pas si frileux sur le sujet, qu'elle dit, s'insinuant dans son esprit l'idée qu'il supportait sûrement mal de voir le compteur des années s'affoler, de se voir vieillir tout simplement. et puis, j'nous savais pas aussi intimes au point d'utiliser nos prénoms. y'a rien de bien personnel dans l'exercice, un prénom est fait pour être usé. tu sais même plus ce que tu dis, encore moins ce que tu cherches. t'es juste une fille sans filtre, qui dit ce qu'elle pense au moment où ça la frappe. trop concentrée dans la discussion, elle n'a pas vu les kilomètres avalés en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. elle saute bien vite de la voiture, la gosse. l'appel du ventre commençant à résonner trop fort pour elle. ça dit quoi de moi si j'adore manger des pizzas ? un sourire malicieux s'insinue sur ses lippes rosées, la curiosité pour seconde peau. comme si on psychanalysait les gens à l'aide des repas qu'ils pouvaient s'offrir. t'as une idée vraiment étrange de cette spécialité, gamine. n'importe qui d'un minimum accroché à tes lèvres remarquerait sans trop de difficulté que tu n'avais pas souvent mis les pieds à la fac. la porte est passée et la table rapidement sélectionnée. sans mal, elle s'installe face à l'homme qui l'a emmené dans le coin. c'est pas le genre d'endroit qu'elle fréquentait habituellement. elle n'était même jamais venue dans cette pizzeria, pour sûr.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Ven 20 Avr - 0:07

- trouble shared is trouble halved -


Il pourrait sans doute l'observer pendant des heures, Brandy. Enfin, pas dans le terme psychopathe de la chose, mais elle faisait un cas d'études particulièrement intéressant pour la partie de lui qui adorait les casse-tête et les puzzles, les devinettes et les énigmes en tous genres. Il y avait autour de la jeune femme cette aura de trompe-la-mort, et dans sa nonchalance un goût prononcé pour tenir la conversation par les rênes et avoir le dernier mot. Conquérir. Vaincre. Avoir raison, sur tous les fronts. Il l'avait déjà remarqué, cette tendance à s'asseoir sur un siège bien trop grand pour elle et prétendre que la couronne lui sied. Il admire l'impétuosité et la déraison, le courage et le culot.
Malgré l'ironie de leur sort, de cette situation incongrue qu'il lui soutient, elle dément, encore et encore. A croire que l'ingénue serait blanche comme neige dans cette histoire qui l'avait mené derrière les barreaux. Continue de croire ce que tu veux ... Encore nerveux, encore incertain du terrain. Est-ce qu'elle allait l'envoyer sur des roses ? Oui. La vraie question était de savoir quand.
Il passe à autre chose, lui fait remarquer les détails qu'il n'apprécie pas ; ce « monsieur » qui lui rajoute des rides presque instantanément. Il essaie d'être plus léger, moins psychologue. Elle ne lui simplifiait pas la tâche. Il grimace quand elle lui dit qu'il est frileux sur le sujet, mais c'est un mal immuable, un mal commun. Prendre conscience que les années passent, voir les opportunités défiler sous ses yeux et être bien incapable de les saisir … et mourir en regrettant cette vie trop courte. On en voudrait toujours plus, et Yasin est presque trop occupé pour se réveiller à temps. Pour croire qu'il lui reste du temps. Il faudrait que l'infini lui écrive une lettre, tiens, pour qu'il ouvre les yeux, il faudrait que les aiguilles du temps s'arrêtent pour qu'il se mette à y croire. Il se laisse porter, certes, il prétend vivre au jour le jour, mais la réalité, c'est qu'il est happé par l'obscur obstacle, par la mort, par la fin. Comme tout le monde.

Il rit jaune, quand elle parle d'intimité liée à leurs prénoms. Elle lui semblait être l'incarnation de l'expression qui disait « l'hôpital qui se fout de la charité » et il admirait cette manière qu'elle avait, de n'en avoir rien à foutre. Et j'pensais pas qu'on était intimes au point de te faire sortir de prison, et pourtant nous y voilà.
Nous y voilà, à la pizzeria. Il se gara non loin de la petite enseigne, et peut-être qu'il était légèrement énervé. Mais techniquement, seulement, parce que fallait pas trop déconner non plus, ils étaient pas intimes au point de se mettre réellement sur les nerfs.
Il prit sur lui, parce qu'il savait que c'était la meilleure chose à faire, la seule chose à faire, en réalité. Parce qu'elle n'était pas la première à tester ses limites et qu'il ne perdrait pas. Il prit sur lui, parce qu'elle changea de sujet aussi simplement que cela. Bah, ça dit sûrement que t'es peut-être humaine, après tout. J'commençais à en douter. Il a un sourire qui s'insinue sur les lèvres. Il verra bien, si le sarcasme passe. Il s'attendait au déluge, de toute manière, à être déçu, même.
Ils entrent enfin, et il la suit jusqu'à la table élue. Parcourt le menu d'un œil – l'autre, attentif, posé sur sa cavalière impromptue. J'peux te poser une question ? Il n'attend pas vraiment de réponse. Il se décide même, pour une pizza qu'il a l'intention de noyer sous les épices. Pourquoi ... Il se mord les lèvres, parce qu'il déteste s'entendre, à cet instant précis. Pour quoi tu te lèves le matin, Brandy ? Il voulait comprendre. Il voulait savoir. L'idée générale. La source. L'étoile polaire, là-haut, qui la guide. Et dieu sait que c'est pas une question facile, celle qu'il vient de poser. Surtout à quelqu'un de si jeune, qui a priori ne s'est même jamais posé cette foutue question. Et il est là, le truc. C'est qu'il a bien l'impression qu'elle ne se l'est jamais posée.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Ven 20 Avr - 17:32

ce type en face d'elle porte beaucoup trop d'attention à tout ce qu'elle dit. c'en est presque gênant pour quelqu'un, qui comme elle, ne pèse jamais ses mots et tourne encore moins sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. peut-être devrait-elle faire davantage attention à ce qui passe la barrière de ses lèvres si elle ne voulait pas qu'on la coupe dans son élan. elle détestait par dessus tout ne pas avoir le dernier mot ou devoir s'écraser parce qu'elle avait eu tort. même quand c'était le cas, elle n'acceptait pas la défaite et trouvait toujours quelque chose à y redire. elle était pour le moins têtue, on ne pouvait pas lui enlever ça. elle essaie de mettre les points sur les i avec le psy' pour ne pas qu'il se fasse des idées insensées mais il ne semble pas prendre en considération ses explications. continue de croire ce que tu veux... qu'il lui ai soufflé l'idée ou pas, elle entendait bien le faire à sa façon, comme d'habitude. quand le sujet change, l'homme décide de ne pas répondre et se contente simplement de grimacer. ça la fait presque rire, brandy. ce que les êtres humains pouvaient être sensibles sur leur âge. il ferait bien mieux de se laisser vivre sans y prêter attention, personne ne pouvait grand chose au temps qui passait après tout. elle ne se plait qu'à contrarier l'homme qui lui tient compagnie, la gosse. et il se pourrait presque qu'il se mette à apprécier l'exercice au point de le mettre en pratique lui aussi. et j'pensais pas qu'on était intimes au point de te faire sortir de prison, et pourtant nous y voilà. il marque un point et elle préfère ne pas faire cas de la remarque. comme si ça ne l'avait pas vexée de se faire moucher de la sorte. heureusement, la pizzeria se profile devant leurs yeux, lui offrant la distraction parfaite. les sujets qui fâchent, elle avait toujours eu tendance à les fuir comme la peste. alors elle tente un changement mesuré. bah, ça dit sûrement que t'es peut-être humaine, après tout. j'commençais à en douter. elle n'en croit pas ses oreilles, et elle ne peut s'empêcher de secouer la tête face à tant de bêtises. non mais tu m'avais prise pour quoi au juste ? une marionnette ? elle aurait pu dire un chien, un extra-terrestre ou toute autre chose plus différentes les unes que les autres. j'ressemble à quoi selon toi ? puisque je n'ai pas l'air humaine. le ton s'emballe presque parce qu'il ne la connait pas et qu'il n'avait, par conséquent, aucun droit de porter un jugement. elle ne sait jamais sur quel pied danser avec yasin et ça a le don de l'agacer fortement. enfin assise autour d'une table de la pizzeria, elle s'apprête à décortiquer le menu de long en large pour faire le meilleur des choix, avant que le psychologue reprenne. j'peux te poser une question ? elle n'a même pas le temps de lui offrir une réponse, qu'il continue déjà. Pourquoi... Pour quoi tu te lèves le matin, Brandy ? d'accord. finalement, tes mains s'emparent du menu que tu dévore des yeux. tu ferais bien tout pour noyer le poisson à ce moment-même. puis finalement, elle le repose sur la table, presque brutalement et s'appuie sur le dossier de sa chaise. c'est quoi cette question ? c'est bien une question de psy' tiens, qu'elle dit en levant les yeux au ciel. elle ne sait absolument pas ce qu'elle est censée répondre. elle ne s'est jamais dit qu'elle se levait pour quelque chose de particulier d'ailleurs. j'sais pas... c'est quoi la bonne réponse ? qu'elle débute en haussant les épaules. j'me lève parce que c'est la vie. tout le monde le fait et on leur demande pas pourquoi, si ? elle se rappelle maintenant ce qui l'énervait le plus chez lui : ses questions de psy'. elle n'y comprenait rien et elle n'avait même aucune réponse à lui donner. t'as une raison de te lever, toi ? elle n'y comprend rien, la môme. elle ne sait pas où se trouve la clé. elle n'a rien dans sa vie actuelle qu'elle trouve assez beau pour la booster au quotidien.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Sam 21 Avr - 22:32

- trouble shared is trouble halved -


Dans sa tête, c'est un enchaînement d'insultes, de crispation et d'exaspération. Une voie sans-issue qu'il se voit foncer dessus, aussi certainement qu'une tartine pleine de confiture s'écrasera du côté beurré. Ce n'est plus de la fatalité, à ce stade-là, et c'est pour ça que le psychologue continue son enquête, sur ce cœur balafré et cette gueule déchirée. Il se déteste de la considérer comme un cas scientifique et en ressort une fontaine de putain – et ça donne à peu près ça :
Putain putain putain
putain
putain
putain
putain
putain
putain putain
putain putain putain putain putain putain.
L'amertume en farandole pour accompagner sa putain de pizza, ça va être bien. Il est irascible et défie Brandy sur son terrain de jeu, au risque d'y perdre des plumes. C'était une répartie bien pauvre, que de rentrer dans sa danse ; il martèle le sarcasme sous ses dents, faible défense contre la reine de cette partie d'échecs, où il n'était qu'un pion, sans doute. A moins qu'elle ne soit un fou, à moins qu'il ne soit le fou.
S'il fallait voir la faille dans l'abîme, alors, elle serait là. Le sarcasme contre elle, et voilà sa prisonnière effarouchée. Envolée, l'assurance, envolée, la nonchalance. Il y décèle un brin de colère qui fait écho à la sienne – ça le console, ça le soulage. C'est égoïste, putain, mais ça fait du bien, de savoir qu'il n'est pas le seul à avancer sur des braises. L'incompréhension générale en intraveineuse, l'aube semble bien loin. Que se passera-t-il, demain ?

Il ferme les yeux sur la vérité, sur ses pensées indigestes, celles qui retournent son cœur et qui froissent sa raison, troublent son jugement. Ne rien dire, c'était peut-être la seule manière de ne pas lui mentir, de ne pas se mentir à lui-même aussi. Au-delà du mur érigé entre leurs âmes, il demande des protections. Des coussins, des oreillers, des assurances. Pour avancer sans trébucher, il doit tout faire tomber.
Son masque à elle, certes,
mais son masque à lui, surtout.
Qui se voile la face et néglige le piège dans lequel il est tombé. Pourtant, Brandy, elle est pas dupe, elle le voit bien, tout entier, tout percé. Là, ça goutte et là, ça fuit, ses entrailles qui se font la malle, et le reste qui court après, s'épuise. Il se renfonce dans le cuir usé du banc, se détache de cette scène, là, dans cette pizzeria. Peut-être que c'était lui, qui avait besoin d'une oreille attentive, cette fois. Peut-être qu'il était fatigué d'écouter les histoires des autres, sans vraiment prendre du recul sur la sienne.
Son regard se dispersait, entre les lumières, là, derrière la jeune femme, et les lueurs des quelques bougies allumées. Toutes belles, toutes flamboyantes.
J'suis pas sûr qu'il y ait une bonne réponse. Ou une réponse, tout court. Il médita quelques secondes là-dessus, avant de continuer. On devrait se poser cette question plus souvent. C'est vrai. Y'a un moment, j'pensais avoir une bonne raison pour ça, mais ... mais elle s'est barrée, Yasin. Elle a prit ses putain d'affaires et un chemin différent. … un jour, c'est plus vrai. Ou plutôt, ça change. Et avoir échangé une future épouse contre son boulot, c'était pas la meilleure des motivations, pour se lever, le matin. Mais c'était il y a deux ans, et il avait fait la paix avec lui-même concernant ce sujet. La plupart du temps, savoir que je vais aider, même une seule personne dans ma journée, suffit. Mais parfois – et c'est égoïste – c'est comme si … ça n'avait pas d'importance.
Il laissa ça là.
Et puis le serveur s'annonça là-dessus, comme si c'était pas le pire moment. Yasin passa une main sur son visage pour retirer la mélancolie et tirer sur la fatigue, mais il en restait un peu, accroché là, sur ses joues sur ses cils, au fond de son regard surtout. Il demande une pizza au bœuf et une pinte de bière blonde, laisse Brandy se décider.
Avant de se demander, est-ce qu'elle a vu, la solitude cachée dans son ombre ? La tristesse, masquée sous sa cravate qui l'étouffe ? La tartine, qui s'écrase au ralenti ?

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Mer 25 Avr - 14:07

c'était un éternel recommencement. une lutte acharnée et constante. une balance qui penchait tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. tous deux étaient bien incapables de se livrer une discussion cordiale pendant plus de dix minutes d'affilée. le coup de pression revenait sans cesse à la charge. comme si les étincelles qui pouvaient se dresser entre eux étaient l'essence même de l'oxygène qui leur manquait. tu ne te radoucissais pas souvent, gamine. tu te sentais continuellement piquée, agressée. et pour ne pas montrer la moindre faille, tu te sentais obligée de répliquer. un rien pouvait la faire monter en l'air. un brin de jugement à peine blessant et elle s'enflammait déjà. les sous-entendus, les métaphores, tout ce que le psy' ne disait pas clairement la hérissait. elle voulait qu'il s'exprime normalement pour qu'elle puisse le comprendre sans avoir à se triturer les méninges pendant des heures. et un peu aussi pour qu'il assume enfin franchement les pensées qui le traversaient au lieu de se cacher derrière des phrases à multi-sens. pourtant, plus elle y pensait et plus elle était persuadée que ce n'était qu'un rêve éveillé. ce type n'était qu'un psy' et tous les codes de la profession étaient imprégnés en lui depuis sûrement bien trop longtemps maintenant pour qu'on puisse encore espérer y changer quoique ce soit. voyant qu'il ne semble pas décidé à lui apporter des réponses, c'est que ça deviendrait presque une habitude, elle laisse finalement couler en arrivant à proximité de la pizzeria. puis, comme s'il avait attendu qu'elle se sente enfin libérée et confortablement installée, il ne perd pas une minute pour la mettre face à une nouvelle question philosophique. elle lui en veut presque de toujours la coller de la sorte parce que ses interrogations ont le don de lui faire sentir qu'elle n'est définitivement pas au point dans sa vie. pas à la page. ne trouvant pas les mots qu'il attendait sûrement qu'elle prononce, elle lui renvoie la balle. le coup classique. j'suis pas sûr qu'il y ait une bonne réponse. ou une réponse, tout court. c'en est rassurant de se dire qu'elle n'est visiblement pas la seule à ne rien savoir. on devrait se poser cette question plus souvent. c'est vrai. y'a un moment, j'pensais avoir une bonne raison pour ça, mais... il se coupe et ça ne fait qu'attiser un peu plus la curiosité de la môme. …un jour, c'est plus vrai. ou plutôt, ça change. l'illustration parfaite d'une vie qu'on ne maitrise pas et qui se plait à nous faire divaguer, à la poursuite d'on ne sait jamais trop quoi. une quête éternelle. il faut faire confiance au temps. peut-être qu'un jour il t'apportera une nouvelle raison de te lever le matin. tu te veux rassurante. tu t'y emploies auprès des autres alors que tu n'as jamais été fichue de faire quoique ce soit pour toi-même. la plupart du temps, savoir que je vais aider, même une seule personne dans ma journée, suffit. mais parfois – et c'est égoïste – c'est comme si… ça n'avait pas d'importance. elle ne comprend pas exactement où il veut en venir. il y a des jours avec et des jours sans, c'est le seul fait qui traverse son esprit à cet instant. qu'est-ce que tu veux dire par là ? des fois, se concentrer sur les autres peut nous aider à faire abstraction du reste. d'autres fois, ça ne suffit pas. j'pense que parfois, on devrait juste essayer de s'aider soi-même avant de penser à aider les autres. j'imagine qu'on peut pas faire grand chose quand on n'est pas en paix avec ses propres maux. elle en est persuadée, la gosse. il arrive qu'en y pensant elle se reproche de ne pas avoir une ligne de conduite irréprochable. une de celles qui lui permettraient d'apporter de bien meilleurs conseils à son entourage. le serveur qui s'avance la surprend. plongée dans ses réflexions, dans leurs réflexions, elle en avait presque oublié qu'elle se trouvait dans un lieu public. c'est d'abord un yasin tout retourné qui passe sa commande, suivi d'une brandy qui réclame une pizza chorizo et un jus. elle n'était pas dans l'optique de s'embrumer les idées avec de l'alcool ce soir. de nouveaux seuls et débarrassés de la carte du restaurant, elle se rassoit bien et fixe l'homme en face d'elle quelques instants, avant de reprendre la parole. merci, qu'elle débute. merci d'avoir payé ma caution, merci d'être venu me chercher, merci de m'avoir emmené ici, merci de beaucoup de choses en fait, qu'elle ajoute dans un rire nerveux et en baissant les yeux. elle se rend compte qu'ils se connaissent à peine mais qu'elle lui doit déjà énormément. t'es pas à ton aise dans ce genre de discours, t'es pas habituée à baisser les armes face à des inconnus. mais lui, il avait peut-être besoin d'entendre ça. tu le lui devais d'une part, et ça l'aiderait à passer au-dessus de ce qui avait semblé le toucher plus tôt d'autre part. du moins, tu l'espérais. enfin, elle relève le regard vers lui et reprend. pourquoi tu fais tout ça ? c'était légitime comme question. il ne lui devait rien et pourtant il était là, chaque fois qu'elle le réclamait. finalement, t'avais peut-être un ange gardien, gamine.

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MessageSujet: Re: trouble shared is trouble halved (yasin)   Jeu 26 Avr - 22:31

- trouble shared is trouble halved -


C'est presque allé trop vite. Il faudrait ralentir, un bouton, pour stopper le temps. Pour respirer. Pour inspirer les pensées positives et expirer l'incompréhension entre eux. Quelques bouffées d'oxygène qu'elle lui accorde in extremis, en réfléchissant à sa question incongrue avant de l'envoyer balader. Soulagement précaire. Sa question était presque dénuée de sens autour d'une table de restaurant.
Du Yasin tout craché. Capable de se poser des questions à propos des trous noirs au petit déjeuner, d'interroger les mécanismes de l'horlogerie sous sa douche et de communiquer avec son chien par aboiements interposés en enfilant ses chaussettes. Peut-être que c'était lui, le type le plus dérangé de toute la ville. Alors, Brandy ne peut pas suivre, forcément, et peut-être que c'est mieux ainsi, peut-être que c'est à lui de parler, pour une fois.
Ce qu'il fait. Et ses pensées vont bien trop vite raviver l'image de la femme qu'il a aimé et qu'il a laissé filer, à ses ex  et à leur souvenir triste – tout cela en ayant face à lui cette inconnue presque parfaite, qui se prenait pour une psychologue accomplie en quelques battements de cils. Le temps. Oui. Il avait espéré que cela ait suffit, et pourtant existait toujours une pointe de regret dans ses pensées. L'insouciante se révélait charmante, à essayer de le rassurer de cette manière.
Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Parfois, toute la volonté du monde ne suffit pas. Il a un sourire faible qui déborde sur ses lèvres, malgré son malaise passager. Elle allait dans son sens, à sa manière, avec ses mots à elle. Il pouvait lui reconnaître ça. Il se demanda si c'était ce qu'elle faisait, à jouer avec le feu, à se brûler avec les drogues. Si elle s'aidait elle-même. Contre quoi – là était la question. Mais, pour le moment, il devait cacher un peu le passé de son visage, pour faire bonne figure, et laisser le présent dompter leur conversation mélodramatique.

Le serveur reparti, laisse derrière lui un souffle nouveau. Comme s'il avait emmené la misère avec lui, leurs ressentiments respectifs et laissait une atmosphère apaisée pour leur tenir compagnie. Ses prières s'exaucèrent alors qu'il n'y pensait même plus, alors qu'il croise le regard de la jeune femme. Elle énumère les merci sans se douter que c'était la seule chose que Yasin demandait de sa part, énumère les merci à en gêner le psychologue. Au fond, il n'avait pas fait grand-chose. Alors, certes, c'est pas le meilleur pour exprimer ses sentiments ou ses émotions, loin d'être extraverti – mais en ce qui concerne ce genre de démarches ou de cadeaux, il se montre généreux. Plus à l'aise avec les actes que les paroles, il faisait toutefois une oreille attentive. Heureusement, parce qu'autrement, on aurait pu croire qu'il s'était bien planté, question orientation professionnelle.
Il avait suffit d'un merci pour que la conversation qui avait précédé soit oubliée. Comme s'ils reprenaient depuis le début. Pourquoi tu fais tout ça ? Pour rien. Yasin n'avait pas vraiment réfléchit, il avait simplement agit – une fois ses heures de travail dûment effectuées. Parce que tu m'as appelé. Et que c'était aussi simple que cela. Enfin, non, pas vraiment. Ou que tu ne m'as pas appelé, pardon. Ses mots à elle. Enfin, j'allais pas te laisser en détention. Je ne sais pas. J'aime comment ton esprit fonctionne, et je voulais voir ce que tu devenais. Il était quasiment certain qu'elle avait réussit à rendre les policiers chèvre, et il aurait aimé être là pour la voir s'en prendre à eux. Plaisir coupable. Mais la vérité, que ça soit elle, l'un de ses amis ou l'un de ses patients, il se serait déplacé. Au moins, maintenant, il pouvait mettre un prénom sur cette Fairchild. Sur cette personnalité qui le déroutait et ce visage qui l'hypnotisait. Sur cette silhouette narquoise qu'il rêvait de tenir et cet air de défi, d'embrasser. Lui et sa monotonie, elle et sa rébellion.

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trouble shared is trouble halved (yasin)
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