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 walls too high. (billie)

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MessageSujet: walls too high. (billie)   Mar 9 Jan 2018 - 16:16


- billie & alaina -
Cause there's no one to love you
When you build your walls too high

La période des fêtes s'apparentait réellement à une épreuve de torture pour moi. A plusieurs points de vue. Tout d’abord, parce que depuis le décès de notre mère, rien n’était plus pareil au sein de la famille Lightwood. Notamment durant les fêtes, elle qui amenait tant de joie dans notre foyer et qui prenait à coeur de faire de chaque jour un véritable conte de Noël. Ensuite, parce que l’idée de revenir à Brighton aussi longtemps n’était jamais une partie de plaisir. Je ne trouvais rien de bon dans cette ville, sinon du chagrin et des têtes que je ne connaissais que trop bien, pour lesquelles je n'avais aucun intérêt. Et puis, parce que je devais affronter ma sœur et sa ressemblance avec notre mère qui m’empoisonnait chaque fois que j’étais à ses côtés. Comme avoir un couteau qui tournait dans cette plaie ouverte, sans jamais s’arrêter et sans pouvoir le retirer. Intouchable, la lame semblait rester à la surface et s’enfoncer plus profondément chaque fois que je croisais le regard que portait ma sœur sur moi. Elle avait le sien, doux, sensible et empathique. Une fois n'est pas coutume, Noël avait été une véritable épreuve et revenir aujourd’hui pour le traditionnel week-end après le nouvel an ne m’enjouait guère plus. Mais je le faisais pour papa. Et pour elle, indirectement, parce qu'elle aurait voulu que je continue à lui rendre visite malgré tout. J’étais déjà arrivée lorsque j’entendis des pas derrière moi, tandis que je vidais le coffre de ma voiture. Le silence et les pas légers m’indiquèrent qu’il ne s’agissait pas de mon père, mais de Billie. Je soufflai un peu plus fort que la bienséance ne le voulait, tout en me tournant vers mon comité d’accueil. « Tu pourrais t’annoncer, pour un peu tu prenais ma valise sur les pieds. » Et elle faisait sûrement la moitié de son poids. « Tu n’es pas encore aux champs ou je ne sais où ? » En train de traîner dans la boue avec tes fichus canassons. C’était là ma façon de saluer ma sœur, elle était habituée et cela expliquait sans doute son arrivée silencieuse : elle attendait les premières lames tranchantes que lançait son ingrate de sœur. « Bon ben puisque tu es là, tu veux bien prendre ça ? » Je lui tendis un panier rempli de victuailles que j’avais ramenées de ma visite en France pour la nouvelle année, sans même attendre une réponse de sa part ou sans la regarder, comme je le faisais toujours. Eviter son regard était devenu ma spécialité.
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MessageSujet: Re: walls too high. (billie)   Mer 10 Jan 2018 - 5:41


- billie & alaina -
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Les fêtes sont passées. J’ai toujours détesté noël. Je rectifie, j’ai toujours détesté noël depuis que maman est partie. Sa mort a formé un trou béant dans ma poitrine et je me suis retrouvée avec un père en deuil et une sœur détestable. On a tous perdu quelqu’un ce jour-là, on a tous souffert et pourtant j’avais l’impression d’être la seule à devoir porter le deuil des deux autres. Jai supporté les humeurs de ma sœur, grandissantes avec l’âge qu’elle prenait aux files des années et j’ai porté mon père qui m’a évité une grande partie de son deuil. Il m’a plusieurs dit que je ressemblais bien trop à maman pour qu’il arrive à me regarder. Ce n’est pas juste, comment un père peut-il reprocher à sa fille de ressembler à sa mère, je n’ai pas choisi cette chevelure rousse, je n’ai pas choisi d’avoir son regard, son sourire et tout d’elle finalement. Il est vrai que je suis son portrait quasi parfait mais ce n’est pas de ma faute. Je ne devrais pas souffrir pour une chose qui n’est pas de ma faute. Et pourtant… je me suis construite seule, mon père a tout fait pour ma sœur, elle est partie. Je me suis rapprochée de lui seulement lorsqu’il s’est retrouvé une compagne. Qu’il a recommencé à vivre. Cela a pris du temps mais aujourd’hui l’entente avec mon père est chaleureuse, elle est solide, surement grâce à ma belle-mère. Peu importe, Noël est passé. Le calvaire est terminé. Presque on peut dire. Il y a ce week-end, je sais que ma sœur rentre au bercail pour nous voir, je sais qu’elle doit revenir, pour mon père, surement pas pour moi. Pourquoi elle ferait l’effort de me voir, elle ne m’a jamais tenu dans son cœur, je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais su. Elle me méprise, elle me déteste, je le vois bien, il y a quelque chose qui lui déplait chez moi. J’aimerais comprendre mais j’ai arrêté de me prendre la tête avec Alaina. Elle se sent trop bien pour moi, elle se pense supérieure et plus intelligente. Elle se trompe, sa petite vie parfaite retranchée à Londres n’a rien d’enviable, elle se dit heureuse mais parfois, j’ai comme un doute, un gros doute. Je ne me prends plus la tête avec Alaina, elle a décidé d’être une peste avec moi, je peux en faire tout autant. Je sais pourtant que papa aimerait nous voir plus proche mais je ne sais pas vraiment si cela pourra arriver un jour.

Je finis de ranger l’atelier où l’on entrepose les scelles. Je passe voir mon cheval, c’est plus fort que moi, j’aime savoir qu’il va bien. Je caresse son encolure, je l’embrasse sur les naseaux. Puis je me force à rentrer. Je suis gelée. Je sais qu’il y a des chances qu’Alie soit déjà-là. Je prends sur moi et j’avance vers la maison, je rentre. Bingo, la voiture de ma sœur. J’avance sans rien dire, j’attends le moment où elle ouvrira la bouche, j’ai de l’appréhension, j’en ai toujours. Elle m’entend et son venin sort directement. Je ne dis rien, je croise les bras sur ma poitrine. « - J’ai terminé aux écuries, mais je suis ravie de te voir aussi Alie » Je joue son jeu, le même ton, la même condescendance. J’attrape juste à temps ce qu’elle me tend, un panier de victuailles, françaises apparemment. « - C’était bien la France, je suis étonnée que tu aies pensé à nous, toi qui est toujours si débordée » Je soupire. Je sais que je pourrais faire un effort mais je n’ai plus envie. Je vois bien qu’elle ne me regarde pas. En même temps, j’ai ma tenue de monitrice d’équitation, une chemise polaire à carreau, un legging et des bottes d’équitation et le tout pas impeccable forcément. Ce n’est pas assez bien, c’est vrai qu’elle est toujours impeccable, ce qui n’est pas mon cas, mon apparence est le dernier de mes soucis et quand je vois ce qu’il a causé, ce que mon physique fait, je ne peux que le détester. Ma jambe me fait mal, je me retiens de grimacer, pas devant, elle, je ne lui donnerais pas cette satisfaction. Je me dirige vers l’entrée de la maison de papa, il vit sur le centre équestre. La seule chose que j’ai en tête c’est avalé des comprimés de codéine qui sont dans mon sac. Cependant avant d’entrer, je me tourne vers Alie. « - Papa est fatigué en ce moment, alors pas la peine de lui en faire voir de toutes les couleurs, ok ? » en clair, je tente de faire un traité de paix, je hisse le drapeau blanc mais je ne suis pas sûre que cela l’enchante.
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MessageSujet: Re: walls too high. (billie)   Jeu 25 Jan 2018 - 17:32


- billie & alaina -
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Revenir à Brighton était toujours un calvaire. La première raison était que cette ville était inintéressante et qu’elle me faisait bien trop penser à Galway. Et à elle. Partout où je me déplaçais, j’entendais sa voix faire des commentaires. Partout je la voyais s’émerveiller du charme de la ville et de combien elle lui rappelait son Irlande natale. Notre Irlande natale. Je ne comprenais que trop bien pourquoi papa était tombé sous le charme de la ville, elle lui évitait d’avoir le mal du pays. Et peut-être lui faisait-elle penser à elle aussi. Mais nous ne parlions jamais d’elle, c’était la règle. Du moins, c’était ma règle. Avec les années, Billie avait tenté de poser des tas de questions sur elle, puis elle avait rapidement compris qu’elle n’obtiendrait rien de moi. J’imaginais qu’elle profitait des moments où je n’étais pas là pour questionner papa, mais lui non plus n’aimait pas parler d’elle. Et moi, cela m’allait très bien. La deuxième raison était Billie. Je ne détestais pas ma sœur, comment le pourrais-je, elle faisait partie de moi. Mais elle me la rappelait bien trop et avec le temps, j’imagine que j’avais bâti une muraille assez haute pour ne pas qu’elle m’atteigne. Et ce fût comme ça que nous nous sommes définitivement éloignées, jusqu’à ne plus faire que seulement nous croiser et enchaîner les désaccords. Sur tout, sur rien. Principalement sur ses choix de vie et sur les miens. J’avais pour habitude de dire que ma sœur et moi n’étions pas compatibles socialement. Mais à dire vrai, je faisais suffisamment en sorte que nous ne le soyons pas depuis son départ. C’était bien trop dur. Alors, comme chaque fois que je revenais à Brighton, sur notre domaine, je faisais ce que je savais faire de mieux : je revêtais mon armure la plus solide et la plus épaisse, bouclier et lance compris, m’assurant qu’elle ne pourrait pas m’approcher. Mais comme à son habitude, elle ne pouvait pas s’empêcher de me provoquer. « Oui salut, comment ça va depuis Noël ? » Je ne savais pas pourquoi je posais cette question, car ni elle ni moi ne serions honnêtes sur nos ressentis personnels. Jamais. Et puis, la plupart du temps, je ne répondais pas à cette question, peu importe la personne qui me la posais. « Ne dis pas n’importe quoi Billie, autant vous faire voyager un peu avec moi, vous ne bougez jamais de ce trou. » J’avais mis tout le dédain dont je pouvais faire preuve dans le ton de ma voix, tout en poussant la porte d’entrée avec mon coude, traînant ma lourde valise derrière moi. Avant que nous ne passions le perron, Billie se sentit obligée de me faire la morale, se faisant la protectrice de notre père. Elle oubliait qui s’était occupée de lui pendant plus de deux ans, lorsqu’il était emprisonné derrière la douleur. « Oui c’est bien connu, c’est moi qui fais des scènes à papa. Si tu arrêtais de te comporter comme une enfant, peut-être que papa serait plus serein et moins fatigué. » C’était purement et simplement de la méchanceté, gratuite et mesquine, car Billie faisait tout son possible pour aider papa avec les chevaux. « De toute façon, tu n’as pas à t’inquiéter, je repars dimanche matin avant le déjeuner pour rejoindre Peter. Tu n’auras pas à supporter mes manières trop longtemps. » Peter n’était qu’un prétexte, la soirée de gala à laquelle nous irions également, car la vérité était que je n’avais aucune envie de rester ici.

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MessageSujet: Re: walls too high. (billie)   Ven 2 Fév 2018 - 4:59


- billie & alaina -
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Quelle petite sœur n’admire pas sa grande sœur ? Je crois qu’il doit y avoir des exceptions, sans nuls doutes. Je ne fais pas partie des exceptions, enfaîte, j’admire beaucoup Alaina, elle a eu plus de chance que moi dans la vie, je me dis parfois que ce n’est pas juste, tout lui sourit alors qu’à moi, tout est triste. J’aimerais vraiment avoir son audace, son courage, seulement je ne fais rien. J’ai échoué une fois, je devrais me remettre en scelle et l’expression est bien choisie. Seulement j’ai peur. Je rêvais d’être comédienne et finalement je suis monitrice d’équitation, j’ai fait une espèce de dégringolade dans l’échelle sociale assez triste. Alaina elle est au top et je vois bien qu’elle suscite l’admiration partout où elle passe, rien que le regard de mon père quand il la voit… Pourquoi il ne me regarde pas de la sorte moi ? Pourquoi suis-je le vilaine petit canard ? Papa ne voit que mes échecs quand je tente d’être la fille parfaite, il ne sait relever que mes chutes, jamais me exploits, oh mais oui, c’est qu’ils sont inexistants… cela doit venir de là. Mon dernier exploit c’est ma chute de cheval, cette jambe cassée et ma rééducation, je sais que mon père n’avait pas besoin de cela. Je remarche, après beaucoup d’effort, mais je ne suis plus au top, je tente de casser les choses, je tente de ne pas montrer que ma jambe me fait mal que je suis bourrée d’antalgique. Personne ne semble voir ma détresse, non personne mais je fais avec, j’avance comme ça, je me dis que je peux faire toujours un jour de plus. Est-ce que j’ai le choix ? Pas vraiment. J’admire Alaina mais j’aimerais qu’elle soit elle aussi fière de moi. Je crois qu’elle a plutôt honte, je suis différente, je ne mets pas de belles tenues, je sens parfois un peu trop le cheval et je ne me coiffe pas. Mes cheveux sont tressés et basta ! A cette allure, ma sœur ne sera jamais fière. Qui pourrait dire à ses amis que sa sœur est une actrice ratée qui monte à cheval. Certes je suis classée nationale mais cela semble bien peu, trop peu.

Elle arrive et j’ai une petite pression dans le ventre. Ce ne sont pas des papillons, plutôt des clous dans le ventre. Sa pression me rend nerveuse, je ne sais jamais comment je dois me comporter avec Ali. Elle ne semble jamais vraiment ravie d’être de retour, elle ne semble jamais vraiment à sa place. Sa voix est toujours froide quand elle s’adresse à moi, toujours méfiante, toujours agressive, jamais compatissante, jamais non. Mon cœur se sert un peu, ce n’est jamais agréable de se prendre des réflexion, surtout venant d’une personne qui vient quand cela lui chante. J’inspire et je tente de garder mon calme, elle a ce don de me faire partir au quart de tour. Elle fait ressortir mon impulsivité, elle me rend folle. Je lui rends bien, cela dit… Je préfère mettre carte sur table, papa est fatiguée et j’aimerais que l’on évite les sermons à deux balles et les crises que l’on a tendance à faire devant lui, pour une fois on ne peut pas être une famille normale ? Ce n’est vraiment pas possible ? Pas avec si peu de volonté en tout cas. Sa réponse me stoppe net, je m’apprêtais à entrer dans la maison mais ma main stagne sur la poignée. « - Pardon Ali ? Tu n’es pas sérieuse ? Qu’est-ce que tu me reproches, de m’occuper mal de papa ? De gérer toute seule ou presque l’affaire familiale ? Je te demande juste d’éviter tes cinglantes réparties et voilà ce que tu me trouves à dire ? Mais qui est la plus immature de nous deux tu m’expliques ? Tu vis dans ton paradis à Londres pendant que je gère le centre équestre… oh mais j’oubliais, oui pardon, il n’y a que ton boulot parfait qui compte, comme toujours ! Je ne sais pas ce que je t’ai fait, ce que j’ai fait à papa pour que vous soyez toujours aussi peu reconnaissant ! Je commence à en avoir raz le bol de cette situation, raz le bol de toi et tes manières ! Repars voir ton fiancé si parfait ! Hein, qu’est-ce que tu fais là Alaina ? Si tu détestes tant cet endroit, pourquoi tu reviens ? Si tu ME déteste tant pourquoi me parler… je n’en peux plus ! » Je n’ouvre pas la porte, je lui plante son panier à ses pieds et je m’éloigne dans le froid. Je vais dans les écuries, les larmes montantes, je les retiens, je ne veux pas pleurer, pas devant elle, cela lui donnerait bien trop de satisfaction. Je vais dans le local à scelle, je prends une bouteille d’eau et je sors de ma poche un plaquette de comprimés. Ma jambe me lance, cette douleur qui ne passera pas. J’en prends trop mais l’effet de la codéine va aussi me détendre et m’aider à surmonter l’épreuve Alaina. J’en avale trois d’un coup sans trop me soucier de si je suis observée ou pas. Je file dans le box qui se trouve en face pour aller voir mon cheval. Il m’apaise,. Je pose ma main sur ses naseaux et doucement je m’approche, il est calme, il me connaît, je l’embrasse entre ses yeux et je pose mon front contre le sien, quelques minutes de répit avant que la furie Alaina revienne dans ma vie.
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