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 we should have met before (yasin)

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MessageSujet: we should have met before (yasin)   Dim 7 Jan - 22:37


WE SHOULD HAVE MET BEFORE.

* * *

ce soir, lyssa était au cinéma. c'était une soirée tristement seule que s'apprêtait à passer matilda, qui déjà déambulait en traînant des pieds sur le parquet de son grand appartement. trop grand, peut-être. une chambre d'amis qui ne servait presque jamais, car lorsque lyssa invitait des amies, elles dormaient dans sa chambre pour discuter jusqu'à ce que l'aurore pointe son nez. les salles de bain étaient grandes, toute avec douche et baignoire. d'ailleurs, l'eau coulait tranquillement, la mousse blanche maculait la surface iodée et fumante de son bain. chaque semaine, matilda profitait du luxe qu'elle s'était accordé et pour cela se prélassait dans un bain bouillant en fumant des cigarettes. il lui arrivait de se prendre pour adèle blanc-sec, et d'y lire son courrier, même si les impôts n'ont pas autant de cachet que les lettres que recevait l'héroïne française. elle fit brûler une allumette pour allumer sa cigarette et plongea un pied, puis l'autre puis tout le corps dans le liquide parfumé. la chaleur lui brûla immédiatement l'épiderme, elle avait mal géré son coup, mais tant pis elle s'y fera. dans ce genre de moments, matilda savait à quel point elle était seule. solitaire, oui, mais profondément seule. elle n'aimait vraiment qu'une personne, lyssa, et le reste pouvait mourir demain elle n'en serait pas bouleversée. elle avait des amis, certes, mais force est de constater que la trentaine fait un tri forcé et les sorties spontanées qu'elle aimait tant font partie d'un passé figé. à cet âge s'occupe des enfants, du boulot, du partenaire. comme s'il n'y avait plus de place à l'amitié, et de fait, de ses bienfaits à l'âme. troisième cigarette, quelques cendres flottent sur l'eau refroidissant et lui collent à la peau. elle ne fait qu'écouter le clapotis de ses propres micro mouvements et analyse les vaguelettes ainsi créées. pathétique à voir. en un mouvement elle est dehors, serviette autour du corps, quatrième cigarette déjà allumée. matilda ne sait où errer, ne sait même pas que manger ni que faire. elle rejoint la cuisine, sans oublier de jeter un petit coup d’œil à la fenêtre pour voir si les voisins ne l'espionnent pas en son accoutrement, mais elle décide de s'habiller avant d'entreprendre de débuter sa soirée. alors elle se fait chauffer les restes en zappant sur toutes les chaînes possibles en quête un programme intéressant. le sort s'acharne et son ennui la pèse, autant que sa solitude. le grain de vie de lyssa n'est pas là, plus rien n'est intéressant. une rare impulsion la boulverse ; elle décide d'apporter les gâteaux de sa nièce aux voisins. parce qu'il faut bien faire le premier pas, et que ce n'est pas loin. elle sort et traverse la petite rue qui la sépare de ses voisins, un étrange ménage à trois qu'elle avouera observer s'en priver, puis sonne trois coups. matilda a le tupperware à la main et une idée bien précise derrière la tête : sortir de sa zone de confort et rencontrer ses voyeurs réciproques. au bout d'une petite minute d'attente, c'est le plus âgé du ménage qui semble avoir la trentaine qui lui ouvre et qui semble aussi surpris qu'elle en découvrant qui est à la porte. c'est la première fois qu'elle le voit d'aussi près, rien à voir avec les vues de loin. il a soudainement l'air plus réel, vivant. « euh bonsoir, j'espère que je ne dérange pas. je suis la voisine d'en face. » elle a déjà fait de meilleures entrées en matière, mais la blonde se trouve assez déconcertée que son idée d'un instant puisse fonctionner et la mette dans cette situation des plus inattendues. « j'ai un trop gros stock de gâteaux et je suis au régime... je me disais que vous en voudriez peut-être. » si elle avait voulu le draguer, elle aurait pu commencer d'ores et déjà il y a deux ans. « je suis matilda mcfly, oui comme marty, enchantée. » dit-elle en offrant un léger sourire avant de présenter sa main pour la serrer des plus cordialement possibles à ce voisin méconnu. que les festivités commencent.
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Lun 8 Jan - 17:41

- we should have met before -

Enfin.
Yasin posa ses fesses dans le fond du canapé, appréciant le confort de l'appartement. Enfin.
Enfin, les fêtes étaient finies, et le rush de la reprise aussi. Il restait encore quelques lumières, ici et là, dans leurs yeux, accrochées un peu partout, dernières traces de magie, mais elles s'estompaient déjà. Les décorations trônaient toujours dans le salon, mais plus pour très longtemps.
Les clients qu'il avait revu depuis les fêtes, dans l'ensemble, s'en étaient bien tirés et avaient réussi à s'amuser, facilitant légèrement la reprise. Il attendait toujours un contre-coup chez certains d'entre-eux, anticipant déjà les problèmes qui risquaient de subvenir.
Merde ! Il avait même sorti le chien, évité les crottes de chien et les plaques de verglas, et était rentré sain et sauf. Il avait même réussi à mettre la main sur un grand pot de peinture noire, dont le rendu sec lui plaisait. Le vendeur avait fait une sacrée tête quand il lui avait dit que c'était pour repeindre un plafond, mais avait eu l'intelligence de ne pas commenter verbalement son choix. Il espérait juste que ses patients apprécieraient la nouvelle décoration de son office quand il s'y attaquera. Mais, pour le moment, il avait enfin fini sa journée, et disposait même du canapé pour lui tout seul. Shahid travaillait encore, et puisqu'on approchait du week-end, Ava profitait des rares soirées qu'elle avait pour sortir. En d'autres circonstances, il serait peut-être aussi de sortie, lui aussi, mais se retrouver enfin seul, exempt de toute tâche faisait un bien fou.
Si bien que, malgré son ambition première de lire un livre ou de regarder un film, ce fut les tintements de la sonnette à la porte d'entrée qui le réveillèrent d'une sieste inopportune. Il ne savait même pas comment il avait cédé à Morphée, mais essaya de se reprendre le plus vite possible afin d'ouvrir la porte – et il doutait que ce soit Domino's Pizza qui lui faisait cet honneur. Du canapé à la porte, il manqua par deux fois d'écraser un chat qui apparaissait sous ses pieds, le faisant maudire sa manie à prendre soin de toute bête poilue un minimum adorable. Le chien avait quant à lui déjà la truffe collée à la porte, et Yasin le repoussa du pied pour pouvoir ouvrir.
Il ne s'était attendu à rien, clairement, la reine en string aurait pu apparaître qu'il aurait à peine feint l'étonnement. Presque aussi exotique, le visage de la voisine d'en face était en tout cas nettement moins ridé que celui de la tête couronnée. Ils avaient beau se croiser plusieurs fois par semaine depuis quasiment aussi longtemps qu'il vivait à Brighton, Yasin n'avait aucune idée du nom de la blonde. Aussi son visage s'arrondit d'étonnement en la trouvant là.
Il sourit doucement en l'entendant se présenter, il aurait fallu être aveugle pour ne pas savoir qu'elle habitait l'appartement en face. Si la vue était imprenable depuis leur appartement, elle l'était sans doute tout autant du sien. Puis elle évoque les raisons de sa venue, et son regard tombe sur la boîte qu'elle tient, et c'était presque aussi beau qu'un Domino's. Loin de moi l'idée de refuser ! Son estomac parla avant sa raison, mais bon, il n'allait de toute façon pas la laisser repartir avec les gâteaux, ça serait trop bête. Sa voix avait pourtant trahi sa sieste improvisée, son ton encore enroué du réveil malvenu.
Malgré ça, il réussit quand même à attraper son nom au vol. Matilda Marty McFly. Bien. Il devrait s'en souvenir. Il serre sa main dans un mouvement étrange, peu naturel. Yasin. Son prénom flotte en l'air quelques instants. Shankar. Enchanté également. Qu'il rajoute, se sentant bien stupide. Il ne fonctionnait pas encore très bien, son esprit toujours embrumé. Et tu viens de me réveiller, et j'ai l'air stupide. Il se frotta les paupières, afficha un sourire aimable et désolé sur ses lèvres. C'est juste que … c'est bizarre, on se croise souvent, pourtant. Je me sens ridicule. Tu veux entrer, prendre un café ? En échange des gâteaux ?
Yasin, il n'est pas comme ça, d'habitude. A être familier avec des inconnus, aussi rapidement. C'est juste que Matilda, la blonde d'en face, elle fait partie de son paysage quotidien, c'est une silhouette en arrière-plan, un motif décuplé. C'est comme retrouver un ami après un long moment sans se voir, sauf qu'ils n'ont jamais été amis. Il ouvre un peu plus la porte, s'écarte pour laisser la voisine entrer, si elle le souhaite.
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Lun 8 Jan - 22:23

si depuis deux ans elle avait eu l'occasion de converser avec ses voisins d'à côté, qu'ils soient à gauche comme à droite de son immeuble, elle n'avait en revanche jamais parlé à ceux d'en face. matilda était une femme aux tendances casanières, et compte tenu du fait qu'elle avait à présent à charge une fille, elle sortait peu. si ses voisins l'observaient de la fenêtre, ils auraient sans doute noté ses fenêtres pleines à craquer de cendriers rarement vidés. ils auraient vu la complicité qu'elle entretenait avec lyssa, leurs soirées filles, mais aussi les soirs où matilda vagabondait entre les murs de son cocon de luxe. ah qu'elle avait pu faire de dépenses en décoration! elle ne regrettait pas une seule livre investie dans ses meubles minimalistes et modernes. tout laissait penser qu'elle était décoratrice d'intérieur, alors qu'elle avait simplement eu l'audace de négocier les prix pour agencer le tout à son goût. la plus riche pièce était incontestablement la cuisine, le terrain de jeu de sa nièce. elle s'efforçait de lui offrir les ustensiles nécessaires à exercer sa passion, ou des bouquins de cuisine de tous les pays. ainsi chaque semaine, matilda revenait des supermarchés les bras surchargés de produits en tous genres qui serviraient à faire parler l'imagination de sa blonde favorite. elle n'avait sans doute jamais découvert autant de fruits et légumes de sa vie depuis l'arrivée définitive de lyssa sous son toit. quel curieux ménage elles formaient ! la journée, la maison devait paraître bien vide ; lyssa en cours et elle au cabinet. elle s'y rendait à pied la plupart du temps, ou à vélo lorsque le temps était clair. c'était d'ailleurs avec ce voisin, celui d'en face qui semblait avoir la trentaine, qu'elle faisait une partie du chemin. quelques fois elle était son ombre, d'autres il marchait dans ses pas. il était familier, et le visage neutre de la blonde était tout de même illuminé par des yeux pétillants si par hasard en fermant la porte simultanément, leurs pupilles étaient amenées à se croiser. il avait un regard magnétique. un air sincèrement gentil. mais tant de mystère flottait autour de lui ; peut-être à cause des volets qu'elle avait fait installer il y a un an.
rares étaient les impulsions qu'elle ressentait. planifier était devenu une routine comme tant d'autres choses depuis l'arrivée à la trentaine. elle organisait ses dîners entre amis plusieurs semaines à l'avance tant leurs emplois du temps étaient serrés, elle préparait la sortie surprise du mois pour sa lyssa et pour cela devait s'enquérir des expositions et des actualités qui dépassaient les murs de brighton, puis s'occuper enfin de ses dossiers. les sorties avec lyssa étaient de loin ce qu'elle préférait ; s'évader des contraintes de leurs emplois du temps pour profiter d'un petit weekend comme le feraient mère et fille. en somme, l'idée folle qu'elle avait eue en voyant la colossale pile de petits gâteaux, laquelle était le résultat d'une mauvaise règle de trois, lui donna une énergie qu'elle pensait avoir perdue dans son bain, éclatée par les bulles.
ni une ni deux, elle était partie sans avoir aucun contrôle de cette situation des plus folles de ce début d'année.
« depuis deux ans qu'on est là il était peut-être temps de se présenter. disons que c'était ma résolution 2018. » conclut-elle en un faible haussement d'épaules. les mains étaient serrées comme une officialisation, la sienne avec fermeté et l'autre plus détachée, comme s'il divaguait. leur rencontre était à présent scellée 1près deux ans de vie à la fois commune et lointaine. « oh... je suis désolée d'avoir écourté ta sieste, mais il est tout de même vingt heures passées ? » ce n'était là de la part que pure constatation de matilda, peu adepte des siestes à vrai dire, et qui comprit mieux pourquoi yasin – autant s'habituer à son nom et le tutoyer – donnait l'impression d'être jetlagué. ils semblaient familiers et la elle était déjà à l'aise avec ce voisin dont elle était en quelques sortes le témoin vie. il fit la remarque qu'ils se croisaient souvent, exprima le fait qu'il se sentait ridicule mais lui proposa tout de même d'entrer. « je suis partante pour un déca, si t'en as. » mais elle se stoppa dans son élan. « je reviens! j'ai pas fermé chez moi, je pensais pas qu'il y aurait du monde, je n'avais pas vu la lumière allumée. » elle lui donna le tupperware de gâteaux et s'empressa de retourner chez elle pour y éteindre les lumières, embarquer des cigarettes et fermer en deux tours de clefs la porte. dans tous les cas si un n'importe qui souhaitait la cambrioler, elle guettait de l'autre côté de la rue. de retour aux côtés de yasin, cette fois la blonde pénétra réellement la maison d'en face et le suivit timidement, ne manquant pas d'analyser chaque meuble qu'elle n'avait vu que de loin. elle n'osa pas lancer quelque remarque sur la décoration, de peur de trahir son voyeurisme passif. elle ne sait alors que dire et se trouve très penaude quelques instants. « je peux fumer dans quelle pièce ? » c'est la solution à la panique. était-ce vraiment une bonne idée de traverser cette rue ?
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Mar 9 Jan - 16:51

- we should have met before -

Yasin se retenait de bouger, et de garder une apparence neutre. S'il écoutait son corps, il serait déjà en train de se balancer sur le bout des pieds, trahissant une certaine gêne. En même temps, cette scène étrange aurait pu être évitée maintes fois. S'il savait qu'il n'était pas coupable de quoi que ce soit, il n'était pas innocent non plus. Franchement, ça lui aurait coûté quoi, de lui dire bonjour! un matin ou deux, en l'espace de deux ans ? Rien. Et c'était justement le problème.
Il ne répond rien quand elle évoque sa résolution de l'année, pour ne pas paraître encore plus stupide. Il était celui qui voulait prouver que les téléphones avaient coupé le contact humain, et celui qui ne s'intéressait pas à la vie de ses voisins. Enfin, dans ce cas, voisines. Il n'avait jamais vu d'homme(s) dans cet appartement, rien que Matilda et une autre jeune femme. A l'occasion, il lui demanderait qui était cette seconde personne.
Il s'excusa de son comportement, d'agir de manière si erratique. Il s'étonnait lui-même de s'être endormi aussi vite, et il n'en avait pas l'habitude. Reprendre pied de cette manière n'était pas ce qui se faisait de mieux non plus, puisqu'il ne pouvait aucunement anticiper ce qui allait se passer. Je ne sais même pas comment je me suis endormi, à vrai dire ... Il s'excuse, propose un café pour se rattraper. Rattraper le temps perdu, peut-être. Assouvir sa curiosité, inconsciemment.

Elle accepte, puis, une demi-seconde plus tard, s'excusait de devoir s'éclipser pour fermer son appartement. Yasin se retrouva rapidement en possession d'un seuil vide et d'une boîte de gâteaux, et il lui fallut un moment pour réaliser les paroles de Matilda. Elle était venue sonner à leur appartement pour leur donner des gâteaux, mais pensait trouver un appartement vide ? Il ne savait pas trop quoi en penser, et n'avait de toute façon pas le temps d'y penser.
Il rentra dans son appartement, laissant la porte à demi-ouverte pour qu'elle puisse revenir. Il eut à peine le temps de poser la boîte sur la table et de lancer la machine à café qu'elle était déjà de retour. Il la laissa entrer dans la pièce principale le temps que ce soit prêt, puis revint vers elle quand elle demanda où elle pouvait fumer, prenant Yasin de court. Euh, dans la cuisine. Retour donc dans la cuisine, où il ferma la porte derrière elle. Dans la pièce plus confinée, ils n'allaient pas être dérangés par les autres habitants à quatre pattes des lieux, et il pourrait aérer plus aisément, sans avoir à pousser le chauffage à fond derrière. Il servit la première tasse sur la minuscule table, et dénicha un cendrier sur le micro-ondes. Piètre hôte. Il lança une seconde tasse dans la cafetière, et posa la question qui lui brûlait les méninges. J'ai pas très bien compris. Tu es venue nous donner la boîte en pensant trouver personne à l'intérieur ? Il était perplexe. Un sourire vient détendre ses traits alors qu'il continuait en ironisant : Si tu veux une bonne excuse pour les manger outre ton régime, ok, on a qu'à dire que je dormais ! Même si maintenant, il faudrait lui passer sur le corps pour récupérer la boîte de gâteaux au complet. Il n'allait pas décliner une telle offre.
Sa tasse prête, il s'installa en face de Matilda – il n'y avait pas cinquante places autour de la table – et ouvrit la boîte de gâteaux. Merde, je t'ai pas demandé. Tu prends du sucre avec ? Prêt à bondir pour satisfaire sa requête au besoin, il attrapa l'un des gâteaux, l'invitant ainsi à faire de même. Il ne savait pas trop si elle en avait déjà mangé plusieurs, et par conséquent, n'avait plus faim, ou si au contraire, elle n'avait rien mangé. Dans les deux cas, il ferait quand même honneur à sa cuisine ! Il en goûta un bout, réfléchissant à ce qu'il allait bien pouvoir discuter avec elle. Mais une seule question lui taraudait l'esprit.
Ok, je vais faire mon curieux, désolé. Je peux te demander qui vit avec toi ?
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Mer 17 Jan - 23:50

un certain malaise régnait, il fallait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. évidement la situation que matilda avait créée était pour le moins unique en son genre et peu courante à ses habitudes. le nouvel an démarrait sur une bizarrerie sans nom, quoique amusante de l'extérieur. rencontrer le voisin qu'elle observait depuis deux ans. deux ans de silence. silence pesant. elle en avait assez de ces regards apeurés, timides, qu'elle offrait à ses voisins et qui lui étaient rendus dans le plus simple des respects. elle n'avait jamais dérangé ni rien demandé à ceux qui vivaient de l'autre côté de la route, il était peut-être temps que cela change. matilda était avide de nouvelles connaissances, elle désirait ardemment sortir de sa zone de confort pour en créer une nouvelle. de nouveaux horizons s'offraient à elle, et cette année elle allait les saisir en commençant par yasin. si la gêne influait sur leurs comportements, la blonde feignait de ne pas la ressentir. elle tentait à tout prix à créer une ambiancer conviviale et chaleureuse, laquelle se traduisait par son élan de sympathie avec les petits gâteaux même s'ils n'étaient qu'une petite excuse. en soi, elle avait réellement besoin d'aide pour finir ces petits fours, sa nièce étant si passionnée par la cuisine qu'elle savait pertinemment que demain celle-ci reviendrait avec une nouvelle idée de recette inspirée de cette séance au cinéma. elle n'était de fait pas entièrement dans le mensonge, à savoir dissimuler sa simple envie de connaître les voisins.
penaud, yasin s'excusait de sa sieste inopinée avant que matilda ne fuie quelques instants à la recherche de son paquet de cigarettes. elle revint pour demander où elle pouvait fumer, et il la guida jusque dans la cuisine. elle eu juste le temps d'apercevoir les animaux de la maison qu'elle n'avait pu voir que de loin lorsque l'une des personnes de l'appartement sortait avec le chien au passage. yasin prit soin de fermer la porte et de lui laisser un cendrier ; elle se sentait envahissante avec sa fumée et son odeur. elle n'avait plus la notion de ses odeurs, elle s'arrangeait simplement pour ne pas sentir le tabac froid pendant toute la journée. tant pis, il fallait paraître détachée des événements, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. la table minuscule accueillit bientôt deux cafés courts, corsés et noirs. tout ce qu'elle pouvait espérer de mieux. un très léger sourire illumina son visage tandis qu'elle faisait danser la flamme au creux de ses mains fines et propres. « comme j'ai cru voir à un moment une lumière chez vous, et qu'il n'y en a plus eue après, j'ai tenté ma chance tout de même. » répondit-elle à la réflexion sur sa venue. elle se passa bien de la justification de son coup de tête, se contentant de réponses assez factuelles. « remercie la mauvaise règle de trois qui a donné ce nombre colossal de gâteaux, j'ai faillit faire un avc quand j'ai vu la pile qu'il y avait. » admit-elle avec honnêteté. lyssa avait eu les yeux bien plus gros que le ventre, décidant de mettre un peu de tous les arômes tant de fruits que de chocolat, vanille ou amande, dans chacune de ses créations pour alors s'adapter à une dose de pâte démesurée. « merci c'est gentil, mais le café est sans sucre pour moi. » elle se saisit d'un gâteau légèrement violacé, sans doute à la myrtille, son pécher mignon. c'était réellement savoureux, avec une dose de sucre à peine prononcée. lyssa avait de vrais talents, c'était indéniable. aussi, comme une mère s'enquiert des résultats de son enfant, elle ne put retenir la simple question suivante : « alors, tu les aimes ? » les retours de matilda n'étaient pas suffisamment objectifs pour sa nièce, il était bon d'élargir le public pour de critiques constructives.

la question à laquelle elle ne pensait même plus fit irruption dans la discussion naissante. qui était lyssa ? la décrire avec précision prendrait trop de temps. un petit rire s'échappa de ses lippes tandis qu'elle crachait la fumée de sa cigarette. « ne t'excuse pas : lyssa est ma nièce, je m'occupe d'elle depuis deux ans. » ne souhaitant pas réellement s'étendre sur les raisons de cette construction familiale unique, elle s'empressa de boire son café. elle n'était pas sans savoir que les quelques informations qu'elle avait données étaient bien vagues et méritaient des explications pour n'importe qui ; elle resterait alors fidèle à elle-même, c'est-à-dire factuelle. elle ne résista pas non plus à poser la même question, à savoir celle concernant les autres occupants de cet appartement. elle n'avait pas réfléchi à la chose, du moins elle n'avait rien imaginé de farfelu avec ces deux hommes côtoyant une jeune femme. « et toi donc, qui sont les mystérieux autres habitants d'ici ? » outre le chien, évidemment.
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Mar 23 Jan - 21:48

- we should have met before -

Toujours un peu perdu, un peu pris au dépourvu, Yasin prenait les choses de la manière dont elles venaient. Sa sieste sur son canapé ? Imprévue, mais visiblement nécessaire. Sa voisine qui lui tendait un plat entier de gâteaux ? Il n'allait pas refuser. Celle-ci repartait fermer chez elle pour revenir pour un café ? La machine n'attendait que lui. Les événements s'étaient enchaînés, à l'endroit à l'envers, et le voilà lié à son destin. Et à ces gâteaux, donc il n'allait pas s'en plaindre.
C'est un peu comme un rêve éveillé, où la réalité se mêle au fantastique. Il ne sait plus trop si les dalles sur lesquelles il marche sont celles de son appartement ou celles de son imagination, mais il se laisse porter par les événements au fur et à mesure que ceux-ci apparaissaient sur son chemin. Jusqu'ici, ça lui avait apporté de quoi manger et de la compagnie dans sa cuisine, ce qui n'était vraiment pas mal. Il l'observe du coin de l'oeil, allumer sa clope pendant qu'il finissait de préparer les cafés. Il a un rire bref quand elle lui annonce avoir cru apercevoir de la lumière, à croire que les deux dirigeaient présentement leur vie en pilote automatique. Il n'en finissait plus de regarder les gâteaux, tous différents ou presque, avec des degrés de cuisson et de dorure qui variaient, visiblement.

La situation reste étrange pour une partie de son subconscient, et il faillit presque à son devoir d'hôte en oubliant le sucre – avant que Matilda le rassure, puisqu'elle n'en prenait pas dans son café. Une catastrophe épargnée, il fit donc honneur au plat, se retrouvant avec … quelque chose qu'il mit du temps avant de trouver. Le goût était léger, et il mit du temps avant de trouver la saveur de l'amande – pensant, dans un premier temps, que ceux-ci étaient nature. Oui ! Parler la bouche pleine n'étant ni poli, ni distingué, il dut se forcer à mâcher rapidement pour s'étendre sur le sujet et lui offrir une vraie réponse. Même si je n'ai pas trouvé le goût de l'amande au début … Après, tout était une question de goût. Gâteau sec ou moelleux, au goût prononcé ou léger, doré ou bien cuit … Il n'était pas expert en la matière.
Et puis, il avait d'autres choses en tête. Comme, au hasard, qui était l'adolescente qu'il voyait parfois derrière les vitres. Sa fille ? Elle ne semblait pas assez vieille pour avoir une enfant aussi âgée … mais les apparences pouvaient être trompeuses. Alors, au lieu de tourner autour du pot et de, peut-être, attendre des réponses qui ne viendraient pas, prit-il les choses en main et lui demanda directement ce qu'elle représentait pour elle. Apparemment, sa curiosité avait au moins le don de la faire sourire. Il valait mieux la voir ainsi plutôt que la demoiselle ne se sente agressée, sous l'interrogatoire du Londonien. Il écouta pensivement la réponse, enregistrant les informations. Sa nièce ; bon. Au moins trouvait-il cela plus logique que les scénarios auxquels il avait pensé. Il se retint cependant d'en savoir davantage, estimant que ce n'était plus de son ressort. Si Matilda voulait donner des détails, il serait content, pour le moment, il se contenterait de cette réponse. Il ne connaissait pas l'histoire derrière et pouvait réveiller de mauvaises choses – autant donc ne pas les évoquer.
Il reposa sa tasse de café pour répondre aux interrogations de sa voisine. S'il était vrai que le ménage d'en face soulevait des questions dans son esprit, il était compréhensible que l'inverse se produise aussi. On est colocataires. J'ai emménagé chez Ava il y a … deux ans, maintenant, et Shahid nous a rejoint il y a quelques mois, à l'été dernier. Il n'osait même pas imaginer les questions qu'elle devait avoir si jamais elle avait vu ce dernier, particulièrement tactile et en manque de contacts humains, dormir parfois avec lui ou avec Ava. Aussi enchaîna-t-il avec quelque chose sans aucun rapport. Je suppose que je pourrai me payer un appart plus grand pour moi tout seul mais … ce serait plus triste. Puisqu'il n'était pas originaire de Brighton, ses colocataires jouaient un rôle essentiel dans sa nouvelle vie. Ils lui permettaient de ne pas se sentir seul, tout simplement, mais le forçaient aussi à se sociabiliser.
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Mer 7 Fév - 21:42

matilda avait une mélancolie au cœur, de celles qui donnes les cernes aux yeux et font apprécier le silence. elle avait une âme esseulée. si sa nièce était parvenue à résoudre la problématique de sa solitude, elle n'en demeurait une femme lourde de ses propres non-dits. elle savait qu'au fond d'elle, elle aimait rencontrer les gens, leur parler la stimulait. mais ce malaise de manipuler de longues phrases, d'être présente physiquement, d'avoir l'air attentive. c'était difficile, quelques fois. alors elle se forçait et pour se faire sortait des sentiers battus. lyssa aurait été fière d'elle de la voir ainsi, presque hors d'elle-même. malgré cela, ce que l'on appellerait chez certains une timidité, alors que chez elle il s'agirait plutôt d'un mutisme tenace. sa voix était monocorde, comme si elle avait des origines françaises. grave, peut-être suave selon qui l'entendait, elle pouvait refléter son désintéressement au présent. ce n'était pas tant se méprendre que cela, elle avait le sentiment que rien ne l'atteignait, et qu'à part sa nièce, rien n'arrivait à faire remuer son palpitant, ni même les hommes avec qui elle couchait, qui lui susurraient des mots que certaines n'entendaient pas ou plus. elle sentait d'ores et déjà son cœur s'étioler lorsqu'elle songeait au départ de lyssa, comme si elle n'avait été que le mirage d'un oasis.
mais elle était légèrement souriante, chez yasin. une nouvelle connaissance, bien qu'elle ne sache où cela la mènerait. lyssa semblait l'habiter, elle ne cessait de se poser la question : qu'aurait-elle fait ? et elle se figurait les fossettes délicieuses qui creusaient les joues de sa nièce. alors sur son visage se dessinait ce qu'elle n'offrait qu'à sa nièce, à ses proches ; des sourires sincères. elle le connaissait un peu, yasin. du moins de vue. un lien bizarre les unissait, tant elle avait pu croiser son regard. à présent elle mettait une voix et un prénom à ces beaux iris joyeux qui l'accompagnaient depuis deux ans. c'est sur la remarque de yasin qu'elle esquissa donc un petit sourire, lorsqu'il commenta la cuisine de sa nièce. « je lui transmettrai, ça l'encouragera. » assura-t-elle. quoiqu'elle fasse, matilda serait à ses côtés pour l'encourager. si demain, elle se trouvait des attirances pour la construction d'autoroutes, elle lui offrirait sans hésiter une bétonnière. quoiqu'il en soit, des avis qui permettaient une vision objective de sa cuisine étaient bienvenus ; à retenir, mettre plus de poudre d'amande.
matilda fut soulagée qu'il n'en demande pas plus pour avoir enfin réponse à ses propres questions : quelle relation unissait donc les trois voisins d'en face, cet étrange ménage de deux hommes aux âges relativement différents et cette demoiselle qui semblait indifférente à cela. ils étaient de simple colocataires, ce qui expliquait à présent cet étrange lien de complicité, voire de profonde amitié qui s'était tissée entre eux. ce à quoi yasin rajouta qu'il serait bien plus triste seul, ce qu'elle pouvait concevoir, mais pas vraiment à dire vrai. elle avait eu des amies comme colocataires, mais elle avait toujours préféré les soirées seules ; aussi triste que cela puisse paraître.  « oh je vois. tu n'es pas d'ici ? » suggéra-t-elle alors. venir seul dans une nouvelle ville peut s'avérer difficile, elle l'avait elle-même vécu en arrivant à londres pour ses études. si la solitude volontaire lui plaisait, celle qu'elle avait dû vivre au cours de son exil londonien n'avait pas été amusant. elle poursuivit presque aussitôt : « puisqu'on est dans le sujet, parle-moi de toi. » proposa-t-elle. la cigarette diminuait considérablement sous ses phalanges et elle envisageait déjà d'en reprendre une. le temps était irréel entre ces murs peu familiers. la curiosité s'emparait d'elle ; qui était donc cet homme qu'elle voyait presque tous les matins, avec lequel elle parcourait une partie du chemin ? si elle connaissait son nom et pourquoi il vivait avec deux autres personnes presque aux antipodes de lui, le reste demeurait mystérieux. il était une énigme à résoudre, verrou après verrou. matilda s'arrêterait de déverrouiller lorsqu'elle en aurait assez vu, assez entendu. à présent, elle comptait sur la coopération de son voisin, car elle n'allait sans doute pas poser plus de questions ; son quota était déjà dépassé pour la journée.
elle écrasa d'un coup habitué la cigarette contre le cendrier avant d'avaler une gorgée de son café. elle plongea ensuite ses yeux dans ceux de yasin, avec le plus grand sérieux du monde.
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MessageSujet: Re: we should have met before (yasin)   Sam 10 Fév - 20:15

- we should have met before -

En y prêtant un peu d'attention, il pouvait voir que la petite table portait encore quelques traces. Un petit déjeuner mal nettoyé, quelques miettes d'un indicible régal, une tâche ténue d'une vieille tasse de café, posée dans un coin. Autant de marques laissées par Yasin ou ses colocataires, autant de preuves de vie de ces habitants qui vivaient sous le même toit. Certes, leurs animaux remplissaient l'appartement en leur absence, mais rien ne valait leur chaleur humaine, les mots qu'ils se laissaient et leur bienveillance permanente.
Et, au travers de ses fenêtres, Matilda. Comme une ombre omniprésente, une silhouette aussi invisible que pesante. Elle était de ces rares personnes qui faisaient parti de sa vie, sans qu'il n'ait été curieux au point de leur poser les questions qui se bousculent, là, entre sa langue et ses dents, entre sa réserve et sa curiosité. L'épier forcément, ce n'était pas beaucoup plus classe. Là voilà pourtant, brutale, intangible, armée de gâteaux pour le faire flancher. Il cède, petit à petit, il glisse sur sa pente doucement, complimente les gâteaux et ronge son frein. Elle parle un peu de sa nièce, il parle un peu de ses colocataires. Un peu seulement, parce qu'il ne sait pas de quoi ça à l'air, de l'autre côté de la rue, et il ne veut pas semer le doute, emmêler se s pensées ou créer la confusion. Il n'y a rien d'autre, de toute façon, mais certains s'imaginent des montagnes avec des grains de sable.

Il balaie la réflexion de sa voisine d'un revers de main. Ses racines ne sont pas à Brighton, et son coeur ne s'est toujours pas fait à cette ville. Mais il avait bon espoir. Chaque jour qui passait, il se sentait un peu plus à sa place, et un peu plus légitime. Non ... Il n'a pas vraiment le temps de s'épancher que le curieux se retrouve face à une curieuse aguerrie, cherchant sans doute à en connaître un peu plus sur lui. Bon. Il inspira. Ce rôle n'était pas le sien, son métier le forçait à écouter plus qu'à ne déblatérer sur sa propre vie … alors il pouvait peut-être s'essayer à changer les règles du jeu. Passant une main dans ses cheveux, il finit par abdiquer. Je viens de Londres. J'ai tout fait là-bas, j'y suis né, j'y ai grandi, étudié … j'pensais aussi y vivre toute ma vie et y mourir, mais faut croire que c'était pas ce qui était prévu. Il haussa les épaules. Certes, sa famille y était encore et la distance lui pesait parfois, mais ils avaient appris à composer avec. Brighton n'était pas si loin, après tout.
Je commence à m'y faire, ici. Je suis psychologue, dans le centre, et je commence à voir les progrès de mes patients, c'est gratifiant. Et ça m'encourage à rester, et m'investir ici. Quand il le disait à haute voix, il réalisait à quel point c'était vrai. S'il avait quitté ses patients londoniens avec une pointe dans le coeur, il se consolait indéniablement en voyant les progrès de ceux qu'il avait désormais. Il les voyait éclore, changer, mûrir, décider. Il en était fier, d'influencer ces personnes pour les aider à progresser, à réaliser des projets qu'ils pensaient autrefois impossibles, ou irréalisables.
Je suis pas très à l'aise là, à parler de moi ... je préfère écouter les autres ! Sinon j'aurai jamais survécu en psycho. Et toi, alors ? Tu fais quoi, dans le centre-ville ? Inutile de préciser comment il savait qu'elle bossait là-bas ; il se côtoyaient souvent à l'aller ou au retour, sans vraiment se calculer. Trop souvent. Peut-être que cela n'arriverait plus, désormais.
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