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 i'd start a riot (janey)

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MessageSujet: i'd start a riot (janey)   Lun 1 Jan - 18:33


- if your world falls apart -
i'd start a riot
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Il regarde ses pieds qui traînent sur la chaussée enneigée, se noie dans ses pensées pour ne pas être tenté de faire demi-tour. Ce serait pourtant plus simple, sans doute. Céder à sa fierté une fois de plus. Fuir, comme toujours. Pourtant, il va de l'avant, un pas après l'autre. La distance qui diminue, des mètres qu'il avale à grandes enjambées pour finir devant sa porte à elle. Janey. Il ne sait même pas si c'est toujours une bonne idée, il n'est même pas sûr que ça en est été une, à un seul moment. Parce que leur dernier échage, il s'en souvient comme si c'était hier et même s'il crève dans ses regrets, il ne veut pas admettre que lui aussi, il était en tort. Il se souvient pourtant très bien de ce qu'il a dit. De ces mots. Des mots qui brûlent la langue et qui écorchent les lèvres. Syllabes malicieuses qui se sont alignées pour lui faire du mal. Ce n'était pourtant pas intentionnel, pas vraiment. C'était plutôt pour lui faire ouvrir les yeux, lui asséner une vérité qu'elle n'a jamais voulu entendre. Leur monde ne dépend pas des étoiles, pas comme la marée dépend de la lune, en tout cas. Il aurait aimé qu'elle le comprenne dès le premier avertissement, quand il a essayé de lui dire doucement, alors qu'elle venait de perdre son enfant. Ça n'a pas suffi, elle n'en a fait qu'à sa tête et de toute façon, qui était-il pour l'en empêcher. Aujourd'hui, il a encore ce goût amer qui lui colle au palais. La frustration de ne pas avoir été capable de faire plus, faire mieux. Ça lui fout le cœur en vrac et les tripes à l'envers, parce que ça a un sale arrière goût d'échec – la voir échouer dans sa vie alors que d'habitude, c'est sa spécialité à lui. Le temps de refaire le monde entre ses méninges torturés, il se retrouve nez à nez avec sa porte. L'envie de fuir est toujours là, bien présente. Elle lui saute vicieusement à la gorge et ordonne presque à ses pieds de faire demi-tour. Mais il reste là, devant la porte, comme le grand crétin qu'il est parfois. Il inspire profondément et sonne enfin. Au pire, que risque-t-il ? Pas grand chose. Être un peu plus odieux encore. Tout envoyer en l'air, pour de bon – même s'il doit admettre que ça lui ferait sacrément mal au palpitant. Gamin impatient, il sonne une fois de plus. Peut-être qu'elle ne veut pas le voir. Mais peut-être qu'elle n'est pas là non plus. « Janey ? C'est moi. Enfin Teddy quoi. » Qu'il lâche dans un soupir. Sans doute qu'elle ne s'attendait pas à une telle visite. Lui non plus. Mais il prend son mal en patience et regarde la fumée qui s'échappe des deux tasses du café de la paix.

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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Ven 5 Jan - 20:32

c'est fou comme elle peut trouver du rangement et du tri à faire partout quand elle veut éviter de trop penser, janey. peut-être que la solitude n'est pas sa meilleure amie dans ces moments-là. peut-être que la compagnie chaleureuse de quelqu'un aurait eu le mérite de faire divaguer ses idées vers d'autres horizons. mais elle n'a personne à appeler. depuis les récents évènements, elle se trouve involontairement à l'écart des autres, ne sachant pas qui acceptera sa décision complètement dingue quand on y repense. les fringues entassées sont bien là, elles. et elles ne peuvent pas parler pour lui reprocher ses choix. ça en faisait sûrement la compagnie rêvée à l'heure actuelle. tu plies, tu ranges, tu jettes. presque trop mécaniquement à la longue. mais tu prends tout ce qui peut te permettre de t'évader. ses lieux te rappellent trop de choses. trop affairée, la femme ne peut réprimer un sursaut quand la sonnette de l'entrée retentit. ça fait des jours qu'elle a cette même réaction, à chaque fois. elle tremble à l'idée de voir aaron passer le seuil de la maison. cette demeure qu'ils partageaient encore il n'y a pas si longtemps. et il serait même en droit d'y revenir. malgré elle, la blonde ne pouvait pas s'empêcher de se demander où il avait bien pu élire domicile. et dans le même temps, elle se torture les méninges à essayer de trouver le discours qu'elle pourra lui tenir quand il sera face à elle. le constat étant toujours le même : janey n'a aucune réponse, janey est perdue. ça explique sûrement qu'elle ait à peine remarqué le temps qu'elle a mis à descendre. janey ? c'est moi. enfin teddy quoi. un peu moins nerveuse tout compte fait, elle déverrouille et ouvre le battant dont elle s'écarte presque aussitôt. je t'attendais pas... ou plutôt, je t'attendais plus... c'est de bonne guerre. votre dernier échange a été rude. tu venais de t'assommer toi-même en tirant un trait sur ton mariage et il avait porté le second coup. tu ne l'avais pas vu venir. lui qui avait toujours été là pour toi, dans les bons comme dans les mauvais moments, t'avait tourné le dos ce jour-là. ou du moins, c'était comme ça que tu l'avais pris. une claque de plus à encaisser, à croire qu'on la jugeait suffisamment solide pour ça. pour la première fois, il n'avait pas compris ce dont elle avait besoin.
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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Ven 12 Jan - 22:19

Il a presque envie de prendre la fuite. Il y a des picotements qui roulent sous sa peau et son cœur qui se serre. Sa fierté qui l'étrangle, pour avoir osé se pointer là, pour lâcher les armes le premier. Il a juste fini par se rendre compte que ce qu'il a avec Janey, ça vaut toutes les armistices du monde et si ça veut dire qu'il doit mettre son ego de côté, alors il va faire avec. La porte s'ouvre sur ce petit bout de femme, celui qu'il s'était juré de protéger de la violence de leur monde, jusqu'à ce qu'il la pousse lui-même dans le vide. Il se rappelle encore de ses yeux accusateurs ce jour là, des mots qui ont fracassé des tympans et percé des cœurs. Il se souvient d'avoir été déçu et perdu, abattu de constater qu'il ne pouvait pas sauver la situation, pour une fois. Foutue déformation professionnelle. Il se pince les lèvres, penche docilement la tête, comme un enfant pris la main dans le sac pour un petit délit. « Well, c'est juste une trêve que je propose. » Il lui tend un des deux cafés finalement, un timide sourire s'emparant de ses lèvres. Il entre dans la maison à pas hésitants, loin de l'assurance qui lui sert de masque devant la blonde. Son regard accroche le décors, il cherche quelque chose d'intelligent à dire, mais rien ne vient, alors il se contente de retirer son écharpe, tout en essayant de ne pas s'étrangler dans la manœuvre. Il triture le tissu épais, les prunelles qui s'égarent sur l'environnement. « Il fait meilleur chez toi, en tout cas. » Qu'il lâche, pour meubler le vide de ses mots, sans plus d'intérêt. Pour ne pas succomber au malaise que représente le silence, pour lui. Il déteste ce genre de calme, Teddy, ça l'angoisse – et ça, Janey le sait sans doute. Il soupire, cherche à diminuer cette tension qui le ronge de l'intérieur et ancre finalement ses yeux malheureux à ceux de Janey. « Je voulais pas. Je suis vraiment désolé, je voulais pas que ça se passe comme ça. » Qu'il concède, dans un voile de confusion. Il ne sait pas quels mots est-ce qu'il est censé employer, quelles douces syllabes est-ce qu'elle souhaite entendre. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il est prêt à tout pour récupérer ce qu'ils avaient avant. Avant la tempête. Avant les mots assassins et tout le reste. « J'aurais pas dû te juger comme ça, pas dû me comporter en connard fini alors que t'avais besoin de moi. Du coup. J'sais pas. J'espérais peut-être que tu puisses me pardonner. Juste un peu. » Juste assez pour avoir le droit de lui rendre visite, quand la solitude est trop pesante. Assez pour pouvoir lui parler de ses amours éphémères et de ses malheurs de célibataire endurci. Assez pour rire avec elle d'une vieille comédie douteuse. Assez pour avoir à nouveau une place dans sa vie, simplement.

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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Sam 13 Jan - 2:41

la vérité, c'est qu'en ouvrant la porte sur teddy, elle avait tout repris dans la face, janey. le désastre de ce qui était censé être le plus beau jour de sa vie, l'incompréhension face à ses doutes qui avaient pris le pas sur ses certitudes, mais surtout les mots beaucoup trop virulents et moralisateurs de l'homme qui se trouvait devant elle. l'impact n'avait pas pu être amorti pour la simple et bonne raison qu'elle ne l'avait pas vu venir. tu ne lui avais jamais demandé de te comprendre, ni même d'accepter ta décision complètement dingue. tu voulais seulement qu'il ne te juge pas, juste ça. dans un pareil moment de solitude, c'était la dernière chose dont elle avait besoin. pourtant, en plus de devoir assister tel une spectatrice au chaos qu'elle venait de provoquer, elle avait dû essayer de surmonter l'angoisse de devoir perdre ce qu'elle avait de plus cher. ce qu'elle partageait avec teddy, celui-là même qu'elle peinait à reconnaître ce jour-là. t'étais pas idiote, janey. tu savais très bien que t'avais agi sur un coup de tête, que ton choix ne résultait que d'une impulsivité passagère qui s'était emparée de toi alors tu avais tout sauf besoin qu'on te mette face à tes quatre vérités. elle voulait simplement une épaule sur laquelle pleurer et des bras pour la réconforter. à la place, elle n'avait eu qu'un tête-à-tête avec elle-même. c'est uniquement pour cette raison qu'elle tente de garder la face et de ne pas baisser les armes immédiatement, parce qu'elle en crève d'envie. cette situation la met trop mal à l'aise. well, c'est juste une trêve que je propose. de toutes ses forces, elle tente de ne pas croiser le regard de teddy. et s'empare quand même du café qu'il lui tend. c'est mignon, elle ne peut pas lui enlever ça. du coin de l'oeil, elle le scrute alors qu'il tente de meubler le silence et de se donner une contenance avec son écharpe. t'es ridicule, janey. tu le mets mal à l'aise autant que tu l'es. parce que t'as été blessée et tu veux juste qu'il le comprenne. il fait meilleur chez toi, en tout cas. elle hoche la tête, simplement. mais ça a trop duré. trop tard. le regard de teddy a finalement accroché le sien. je voulais pas. je suis vraiment désolé, je voulais pas que ça se passe comme ça. je sais. bien sûr qu'elle le sait, elle le connait trop bien, teddy. elle est sûrement la mieux placée pour savoir que c'est pas son genre de réagir de la sorte. mais ce qu'elle ne sait pas en revanche, c'est ce qu'elle est censée lui dire, lui répondre. j'aurais pas dû te juger comme ça, pas dû me comporter en connard fini alors que t'avais besoin de moi. du coup. j'sais pas. j'espérais peut-être que tu puisses me pardonner. juste un peu. elle secoue négativement la tête tout le long de l'explication, la galeriste. parce que ce n'est pas ce qu'il croit. j'avais faux sur toute la ligne. toi, t'avais raison. quelqu'un devait me dire tout ça, peut-être toi, mais pas à ce moment-là, pas comme ça... qu'elle souffle. le choc passé, elle aurait mieux encaissé, c'est ce qu'elle se plaisait à croire. elle fait tourner le gobelet de café entre ses mains, pour ne rien lâcher, ne pas flancher. elle relève finalement des yeux brillants vers lui, janey, avant de reprendre. tu sais que j'veux bien tout accepter venant de toi, mais pas le jour où j'venais délibérément de tirer un trait sur quatre ans de ma vie. la conclusion était relativement claire, teddy avait mal choisi son moment pour dire à janey ce qu'elle avait pourtant tellement besoin d'entendre.
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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Lun 22 Jan - 18:10

Les beaux jours ne sont pas si loin que ça et pourtant, Teddy, il a l'impression que ça fait une éternité qu'ils se sont abandonnés. Trop fiers, trop blessés. Les jours ont passé, sont devenus des semaines ; beaucoup trop de temps, bien assez pour creuser le fossé qui les sépare désormais. Ça ne les empêche pas de se voir, ni même de se parler, chacun sur leur berge. Mais ils s'entendent de moins en moins et il est là, le réel danger. C'est sans doute pour ça qu'il est vraiment là. Pour se donner une chance de la comprendre à nouveau. Réduire la distance, essayer de recommencer, comme avant. Les mots maladroits lui échappent. Excuses désordonnées qui n'ont pas tellement de sens, mais ça reste sincère. L'intention première est bien là. Il ne s'attend pas à ce que ce soit facile et elle ne manque pas de lui rappeler à l'ordre que non, ça ne le sera pas. Il ravale son impatience et sa frustration, Teddy, aussi amer que ce soit. Il n'est pas venu là pour se battre. Pas venu là pour rejouer la scène de la dernière fois, qui serait sans doute la dernière de toutes. La fin d'un acte, et même de la pièce toute entière. Il n'a clairement pas envie que ça se termine ainsi, alors il prend sur lui, il détourne le regard. Il attend, sans vraiment savoir quoi. Se mord la langue pour ne pas faire un autre faux pas, encore. « Je sais. » Il l'a compris trop tard, que ce n'était pas le bon moment. Qu'il avait agi sous le coup de l'impulsion, qu'il l'avait bousculée, alors qu'elle avait juste besoin qu'on l'empêche de tomber plus bas. La conclusion est bancale à ses oreilles. Clairement pas celle qu'il attendait. Il a l'impression que la situation est toujours la même et qu'elle n'a pas vraiment envie de le pardonner. Mais il n'a pas envie de baisser les yeux, Teddy. Pas envie d'accepter que eux deux, ça se conjuguera uniquement au passé, désormais. « Je voulais juste aider, Janey. » C'est bien là ton crime, tu ne sais même pas ce qui t'a pris ; t'es déjà pas capable de t'aider toi-même. Il finit sur un soupir, hausse docilement les épaules, envisage de faire demi-tour. Peut-être qu'elle n'est pas encore prête à accepter ses excuses. Peut-être qu'il n'est pas encore prêt à les fournir. « Je voulais juste t'empêcher de faire la plus grosse connerie de ta vie. » Et il repart. Sur les mêmes mots qu'hier. Les mêmes mots qui ont mis feu aux poudres, ce jour là. Il secoue la tête, n'ose même plus la regarder. « Je ne suis clairement pas un exemple et je n'aurais pas dû m'en mêler ce jour-là, c'est vrai. Je reconnais que j'avais mal choisi mon moment. Mais je voulais juste.. Limiter les dégâts. J'sais pas, un truc du genre. » Il se perd dans ses mots, dans ses explications. Il a l'impression que les syllabes ne veulent plus rien dire. Qu'il s'enfonce, comme la dernière fois. Alors il préfère se taire. Envisager la fuite, une fois de plus. « Peut-être que c'était pas une bonne idée de venir... » Qu'il souffle enfin. Pourtant, dans le fond, il n'a pas envie de partir. Il a envie de rester et de rattraper le temps perdu. Lui dire un millier de fois encore à quel point il est désolé.

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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Mar 20 Mar - 20:13

janey accroche le regard de son ami, puis le lâche. pour le raccrocher et le relâcher finalement. une valse incessante qui dure depuis plusieurs minutes déjà pour la simple et bonne raison qu'elle ne sait plus sur quel pied danser. la pilule a encore dû mal à passer, ce pourquoi elle se refuse à s'asseoir sur ses principes aussi rapidement. le silence qui les entoure continue de leur tenir chaudement compagnie, alors que la blonde avale une gorgée de café. teddy s'excuse, c'est toujours ça de pris et ça lui fait quand même un peu plaisir. dans l'élan, elle ne peut s'empêcher de lui faire savoir qu'il n'avait pas tort sur toute la ligne, c'était un fait. pourtant, le moment avait été extrêmement mal choisi. je sais. il sait, tu sais. si tout le monde acceptait de reconnaître ses torts, tout devrait bien se passer par la suite non ? et puis, tu n'avais aucune envie de tout gâcher entre vous, pas vrai ? je voulais juste aider, janey. elle hoche la tête en écoutant ses explications parce que dit comme ça, ça partait d'un bon sentiment. elle n'avait pas le droit d'en douter, ni même de le lui reprocher. pourtant, c'est la suite qui lui fait relever le regard, complètement estomaquée. je voulais juste t'empêcher de faire la plus grosse connerie de ta vie. pardon ? qu'elle lance dans un premier temps. non mais tu t'entends, teddy ? t'as si peu d'estime pour moi pour aller jusqu'à imaginer que je n'sais prendre que de mauvaises décisions ? elle est agacée, janey. elle a l'impression de rejouer la scène du mariage. celle pour laquelle elle n'avait absolument pas besoin d'une répétition. je ne suis clairement pas un exemple et je n'aurais pas dû m'en mêler ce jour-là, c'est vrai. je reconnais que j'avais mal choisi mon moment. mais je voulais juste.. limiter les dégâts. j'sais pas, un truc du genre. la femme s'apaise un peu en l'entendant admettre qu'il n'était sûrement pas le mieux placé pour la juger sur ses choix. mais pour l'heure, elle a la désagréable impression qu'il ne fait pas confiance à son jugement et ça la blesse. qui te dit que j'ai pas pris la meilleure décision de toute ma vie ? tu t'es jamais dit que c'était peut-être tout simplement le destin et que je n'étais peut-être pas destinée à finir mon existence aux côtés d'aaron justement ? elle hausse les épaules parce qu'elle n'a aucune réponse, aucune certitude. comme tout être humain d'ailleurs. chacun fait des choix, prend des chemins ou des routes qui s'imposent à lui, sans avoir la moindre conviction sur l'avenir. on se laisse porter par le vent et on affronte les coups du sort avec plus ou moins de savoir-faire. peut-être que c'était pas une bonne idée de venir... elle soupire en entendant ces paroles parce qu'elle déteste cette réaction. même si la sienne n'avait sûrement rien de plus admirable étant donné qu'elle avait laissé pourrir les choses jusqu'à aujourd'hui. c'était maintenant à son tour de se rabaisser. teddy, t'as pas fait tout ce chemin pour repartir ? elle laisse échapper cette question en espérant qu'il n'avait pas la ferme intention de rester fâché avec elle parce qu'elle n'en aurait pas le courage, ni la force à la longue.
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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Dim 1 Avr - 12:01

Prendre la fuite, c'est tellement plus facile et Teddy, il est champion dans sa catégorie. Champion pour fuir les complications, les disputes, les instants pénibles qui agrémentent une relation. Il n'aime pas avoir à lever la voix, il n'aime pas avoir tort non plus. Alors Janey n'y a pas échappé. Il a pris la fuite et là il revient, le cœur gonflé d'espoir, le regard parsemé de petits morceaux de culpabilité. Il dégueule les mots sans prendre soin d'arranger correctement les syllabes, détourne le sens premier de ses excuses. Il parle trop, au point de s'enterrer sous ses propres paroles, de se tirer une balle dans le pied, alors que c'était si bien parti – un peu trop, apparemment. Janey, elle a de l'acidité au bord des lèvres et le palpitant qui tambourine sans doute aussi furieusement que le sien. Il a l'impression d'être de retour en arrière. À ce pathétique dialogue de sourds qu'ils ont eu au mariage. Il se pince les lèvres et se tortille les doigts en l'écoutant. Ce n'était pas ce qu'il voulait dire, ou peut-être que si, c'est juste qu'elle n'était pas prête à l'entendre. Il est paumé Teddy. Incapable de sauver les meubles, ou même de se sauver lui-même, alors que la baraque prend feu. Il a envie de reculer, de faire demi-tour, de l'abandonner à ses questions rhétoriques qui sonnent comme autant de pièges qu'elle lâche dans la conversation. Il n'a pas envie de voir ce que ça va donner s'il a le malheur de répondre de travers. Mais il n'a pas envie de s'écraser non plus. S'ils doivent se détester, alors il veut lui donner une bonne raison de le faire, et surtout de la matière à réfléchir. Il est comme ça Teddy, solaire au point d'en cramer, jamais dans la demi-mesure, toujours à finir dans des coups d'éclat scandaleux. « Mais fuck Janey ! Où est-ce que t'as vu qu'on lisait l'avenir dans une boule de cristal ? Ou des foutues cartes ou j'en sais rien de ce que l'autre sorcière a utilisé pour te convaincre. » Il y revient toujours, à cette diseuse de bonne aventure, celle qui a tout ruiné. « Ecoute toi un peu, à parler de destin comme si ça se lisait au fond d'une putain de tasse de thé. » Il laisse son désespoir couler sur ses mots Teddy, sans se rendre compte de leur violence, de leur portée. Le silence semble retomber, ou bien ce sont seulement les tambours qui cessent dans sa tête. Il lâche un soupir et détourne le regard, fatigué, las de cette guerre qui les bousille l'un autant que l'autre. Il passe une main sur sa nuque endolorie, secoue la tête. Il est prêt à tout pour que ça s'arrête. À lui concéder la victoire, sans condition. « Tu parles de quoi, Janey, quand tu parles de chemin ? Des quelques centaines de mètres qui nous séparent géographiquement ? Ou du travail sur ma personne que ça m'a demandé pour venir essayer de te présenter des excuses ? » Il ancre son regard au sien, finalement. « Parce que si c'est de la seconde option que tu parles, oui, j'en ai fait du chemin. Mais là, j'ai juste l'impression de faire marche arrière et que tous les efforts, ils ont servi à rien. » Parler à cœur ouvert, crever l'abcès, le comble pour un chirurgien, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Lun 2 Avr - 12:03

les mots piquants volent à travers la pièce, les reproches fusent tout aussi vite. ils ne cessent de se renvoyer la balle, incapables de se résigner à s'écraser. l'échange aurait pu se dérouler sur un ring de boxe tant les uppercuts s'évertuaient à faire des allers-retours de l'un à l'autre. il est plus doué que toi, teddy. il frappe exactement là où ça fait mal. sans oublier d'esquiver tes questions, celles que tu as lancé à la volée, pile au moment où tu t'es sentie blessée. lui, il a sans doute plus de munitions qu'elle. surtout qu'il ne peut pas entendre ses explications, lui qui ne croit en rien. elle n'est pas si bête, janey. elle sait pertinemment qu'elle n'arrivera peut-être jamais à le rallier à ses idées. mais elle ne lui demandait même pas ça, seulement de la laisser croire en ce qui lui plaisait, elle ne faisait de mal à personne. ce qui la dérange, c'est de ne pas savoir ce qu'il pense vraiment. ou en fait si, de ne le savoir que trop, ça va bien finir par exploser. sauf que janey n'aura pas les termes pour contrer, elle le sait d'avance. mais fuck janey ! où est-ce que t'as vu qu'on lisait l'avenir dans une boule de cristal ? ou des foutues cartes ou j'en sais rien de ce que l'autre sorcière a utilisé pour te convaincre. bingo, c'était toujours le même discours finalement. t'allais finir par comprendre qu'il n'approuvait pas tes croyances, c'était son droit le plus stricte. t'espérais juste qu'il cesse de se fatiguer pour rien, tu n'étais pas réceptive. écoute-toi un peu, à parler de destin comme si ça se lisait au fond d'une putain de tasse de thé. le silence qui s'en suit lui offre les quelques secondes de répit dont elle avait cruellement besoin. pour retrouver une respiration régulière, pour ne pas s'enflammer. il a peut-être souvent les mots qu'il faut quand tu les cherches désespérément, teddy. mais il a aussi parfois les mots qu'il ne faut pas, comme aujourd'hui. tu le lâches du regard parce que c'est trop. tu refuses de continuer à le regarder t'assassiner sur place. tu radotes. c'est grave, mais elle a l'impression qu'ils ne font que perdre leur temps depuis quelques mois, ils tournent en rond inlassablement. chacun campant sur ses positions. le regard dans le vide, elle poursuit. si t'es plus capable de supporter ce que j'suis, dis-le maintenant. il l'avait toujours connue comme ça le chirurgien. pourtant, il n'en avait jamais fait une telle montagne. ça prenait des proportions que janey ne se sentait plus capable de gérer. c'est con hein, mais j'ai le sentiment que c'est toi que la situation dérange le plus finalement. même si j'avais dit oui, ça n'aurait fait que repousser l'échéance. j'aurais pas su faire semblant, ni oublier. c'est à sa fausse couche qu'elle pense, janey. même si elle faisait tout pour tirer un trait dessus et faire comme si ça n'avait pas existé, elle se voilait la face. quel couple était assez fort pour survivre à ça ? au final, ce qui la rongeait le plus était de s'imaginer qu'elle ne serait peut-être jamais capable de donner la vie. elle hausse les épaules, elle rit nerveusement préférant ça aux larmes qui menacent. tu parles de quoi, janey, quand tu parles de chemin ? des quelques centaines de mètres qui nous séparent géographiquement ? ou du travail sur ma personne que ça m'a demandé pour venir essayer de te présenter des excuses ? elle retrouve les yeux de teddy, il a toujours tout juste. parce que si c'est de la seconde option que tu parles, oui, j'en ai fait du chemin. mais là, j'ai juste l'impression de faire marche arrière et que tous les efforts, ils ont servi à rien. elle hausse les épaules, encore. elle ne sait même pas ce qu'elle voulait dire, elle ne sait même plus réfléchir correctement dans l'état actuel des choses. sûrement qu'elle avait dit ça, faute de mieux. j'voulais juste pas que tu repartes. t'aurais peut-être dû commencer par ça, non ? parce que vouloir à tout prix trouver un coupable pour déverser ta colère sur lui n'allait pas te ramener ton bébé. et tu voulais tout sauf d'une relation digne d'un champ de bataille avec teddy.


Dernière édition par Janey Ryder le Dim 22 Avr - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Lun 9 Avr - 22:23

Il n'est plus sûr de rien, Teddy. Plus sûr d'être cet ami qu'il a toujours voulu être pour elle. Peut-être que tout ce temps, il s'est juste voilé la face. A été là pour elle, plus parce que ça lui faisait du bien à lui-même. C'est le genre de pensées qui glissent sur les surfaces escarpées de son esprit, quand il voit la scène qui se joue sous ses yeux à cet instant précis. Lente apocalypse. Douce agonie, à laquelle il assiste, impuissant, épuisé. Il en a marre de lutter Teddy, marre d'attendre autre chose, d'espérer que ça aille mieux. Peut-être qu'il s'est trompé sur toute la ligne. Peut-être qu'elle a raison. Peut-être qu'il n'est pas cet ami qu'il prétend être. Peut-être même qu'il ne l'a jamais été. Le palpitant pince et serre, bouscule tout dans son thorax. La chirurgie du cœur est quelque chose de précis et d'académique. L'opération des sentiments ? Ça ne s'apprend certainement pas dans les bouquins ou sur les bancs de la fac – ce qui explique sans doute qu'il soit paumé à ce point, Walsh. Je radote oui, je sais. Il est partagé entre l'envie de rire et de pleurer. De fuir et de la garder là, contre lui, l'attraper dans ses bras. Oublier tout le reste. Recommencer à zéro. Tabula rasa. C'est pas un rire joyeux qui menace de rouler sur ses lèvres. C'est la mélodie de son désespoir, les sentiments qu'il n'arrive plus à formuler, la fatigue qui s'accumule. Il secoue la tête et regarde ailleurs. À quoi bon répondre ? Ce n'est qu'un dialogue de sourds. Elle sera toujours persuadée d'avoir raison, et lui aussi. Aucune preuve scientifique ne saura les départager, leur faire ouvrir les yeux. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise Janey. T'as raison. Contente de l'entendre ? » Ça sonne faux à ses oreilles, les mots se sont teintés de rancune et d'une amertume mal maîtrisée. Il ravale sa frustration et tout le reste. Tente d'oublier le fait qu'elle n'acceptera jamais la vérité – celle qu'il s'obstine à lui répéter. Il abandonne, Teddy. Elle n'entendra jamais raison et lui non plus. Ils devront vivre avec, ou accepter de tirer un trait sur tout. Sur eux. Et ça, c'est hors de question. Il s'abandonne à un silence reposant, presque trop confortable. La dernière tirade de la blonde prend des airs d'aveux, d'une confession qu'il n'espérait même plus entendre. Il ravale sa fierté et ses arguments bidons. Fond sur elle comme si ses jambes ne pouvaient plus le porter et il la serre dans ses bras. Trop doucement et trop fort à la fois. Comme si elle pouvait lui échapper à tout instant, pour de bon. « J'veux pas te perdre pour de telles conneries. » Il passe une main sur la nuque de la jeune femme, entremêle brièvement ses phalanges dans les mèches blondes. « Tu m'as beaucoup trop manqué comme ça. J'veux plus qu'on se batte. » Il ferme les yeux et tente d'oublier le reste. Oublier à quel point sa propre vie fout le camp en ce moment. « Quoi que tu penses ou que tu dises, je suis toujours là. Ok ? » Il se recule enfin, avec ses deux perles azuréennes qui brillent plus que de raison et un sourire trop émotif pour barrer ses lèvres. Un rire nerveux lui échappe, alors qu'il encadre le visage de la jeune femme de ses mains. « Puis, je crois qu'en ce moment, j'aurais bien besoin qu'on me tire les cartes à moi aussi. » Il aimerait avoir ce don, Teddy, aussi rationnel soit-il. Savoir de quoi est fait demain, pour arrêter de foirer sa vie.

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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Jeu 26 Avr - 1:07

l'ouragan, qu'elle avait malencontreusement invité dans son existence, avait ébranlé le château de cartes qu'elle s'était efforcé de bâtir chaque jour de sa vie. d'un coup, d'un seul. t'avais dérivé du mauvais côté de la route et tout avait foutu le camp. ton bébé, ton futur mariage, ta vie de couple et même tes amis, tes proches. à l'image de teddy avec qui, pourtant, elle avait toujours partagé une amitié digne d'un long fleuve tranquille. la barque n'avait jamais pris l'eau malgré les années, et il avait suffit d'une fois. la fois de trop. les éclats de voix avaient mis en lumière leur désaccord et s'étaient chargé de les faire dériver dans des directions opposées. fin de la partie. à moins d'un miracle que l'homme face à elle avait réalisé. il avait ravalé sa fierté le premier, alors elle était prête à faire un pas vers lui. et elle regrette bien vite ses bonnes résolutions avant de les enterrer. il n'y a pas de débat, comme à chaque fois que le sujet de ses croyances est abordé. elle prend sûrement les choses trop à coeur, mais c'est plus fort qu'elle, ça la touche. qu'est-ce que tu veux que je te dise janey. t'as raison. contente de l'entendre ? non, elle n'est pas contente de l'entendre. pas du tout. elle n'a pas envie d'entendre des paroles qu'il ne pense pas. elle n'a pas envie qu'il lui offre un semblant de victoire basé sur du vent. elle lève les yeux au ciel, mais ne pipe pas mot. à la place, elle dit ce qu'elle a sur le coeur, ce qu'elle garde honteusement pour elle depuis des mois. parce que la vérité, c'est que personne ne connait le fond du problème. à part lui. tu t'octroies le droit de baisser les armes parce que cette situation est trop lourde pour tes frêles épaules. si tu voulais te montrer plus forte que tes problèmes, tu aurais besoin de soutien, tu aurais besoin de ton teddy. elle n'espérait plus de cesser le feu, janey. elle pensait même qu'elle allait devoir apprendre à vivre dans l'état actuel des évènements. et comme s'il avait voulu éclipser ses idées les plus folles, son meilleur ami s'approche. elle sent enfin la pression rassurante de ses bras autour d'elle. soulagée, elle se sent définitivement libéré d'un poids, qu'elle ne peinait que trop, à gérer. j'veux pas te perdre pour de telles conneries. elle secoue la tête pour lui signifier que c'est bien la dernière chose dont elle a envie également. elle sent la main du chirurgien dans sa nuque, puis dans ses cheveux, en venant presque à douter du fait qu'il soit vraiment là. alors pour appuyer ses certitudes branlantes, elle l'entoure finalement de ses bras. pourquoi t'es toujours aussi grand ? qu'elle plaisante, riant pour la première fois depuis des jours. il y avait bien vingt centimètres qui les séparaient, de quoi la faire se sentir désespérément petite. tu m'as beaucoup trop manqué comme ça. j'veux plus qu'on se batte. quoi que tu penses ou que tu dises, je suis toujours là. ok ? elle acquiesce à tout ce qu'il dit, en quête de paroles qu'elle s'était tant de fois répétés mais qui restaient bloqué au fond de sa gorge. l'avantage, c'est que vous êtes au moins d'accord sur tout ce qui touche à votre relation. rien ne devrait jamais être important au point de se dresser entre vous. pardon teddy... un murmure à peine audible franchit la barrière de ses lèvres. si peu de mots qui veulent dire tellement. qu'elle n'a pas été à la hauteur, qu'elle s'est braquée sûrement pour rien, qu'elle a été une amie en dessous de tout, qu'elle n'imagine pas sa vie sans lui et surtout qu'elle ne mérite même pas qu'il lui pardonne. elle laisse aller sa tête contre lui, se reposant de tout ce qui avait pu la tenir éveillée ces dernières semaines. et de toutes ses forces, elle s'accroche à lui, par peur de le voir s'éloigner d'elle encore une fois. celle de trop. et étrangement, elle a la sensation que tout rentre dans l'ordre et que chaque chose reprend enfin sa place. à cet instant, elle ne serait mieux nulle part ailleurs. quand il se recule, elle sent les mains de teddy sur son visage. elle se les accapare et les joint aux siennes. un rire s'échappe de ses lippes, illustration du trop plein d'émotions qui la traversent et qu'elle ne sait plus interpréter. puis, je crois qu'en ce moment, j'aurais bien besoin qu'on me tire les cartes à moi aussi. elle ne peut se retenir de lui asséner une tape dans l'épaule. elle préférait l'entendre plaisanter sur le sujet plutôt que de s'énerver. ils en avaient assez vu pour plusieurs années tous les deux. me défie pas trop là-dessus parce que je t'y emmène quand tu veux. ce n'était pas un mensonge, elle était prête à y inviter quiconque se montrerait intéressé. mais elle avait bien compris que ce n'était pas la tasse de thé de son meilleur ami. reprenant un air sérieux, elle ajoute. comment tu vas teddy ? ce n'était pas la question banale que l'on collait à tout le monde simplement par politesse. elle voulait vraiment savoir comment il se sentait, comment allait sa vie. elle avait dû rater des choses, plus ou moins essentielles, quand elle était trop occupée à se murer dans ses vexations. aujourd'hui, c'était terminé. elle entendait bien reprendre sa place et le faire de la meilleure des façons.
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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Dim 6 Mai - 19:40

Consensus maladroit qui ne lui convient pas tant que ça, dans le fond. Mais il ne peut pas espérer mieux – pas aujourd'hui du moins, il l'a bien compris. Alors il se contentera de ça, pour un sourire de plus, une énième chance de se racheter, de recoller les morceaux. Il est plus que jamais conscient qu'ils ont perdu assez de temps ainsi et qu'il a besoin d'elle, plus qu'il ne saurait l'admettre. Il a besoin de son rire qui lui tombe dans les oreilles avec justesse, des sourires sincères qui s'accaparent de ses lippes chaleureusement. « Et pourquoi est-ce que t'es toujours aussi petite ? » Qu'il se contente de répondre, le sourire jusqu'aux yeux. Il la serre contre lui, Teddy, comme si sa vie en dépendait, comme si elle pouvait prendre la fuite et ne plus jamais revenir. Il secoue la tête et noie son chagrin et ses regrets en cachant son visage dans les cheveux de la blonde. « T'as pas à l'être. Je suis tout aussi fautif que toi. » Et le reconnaître, ça lève un poids immense de sa cage thoracique. Il a l'impression de respirer un peu mieux, désormais. L'impression que sa présence ici est légitime et désirée, pour une fois depuis trop longtemps. Les phalanges maladroites s'égarent dans les mèches blondes, puis se posent timidement sur ce visage qu'il encadre de ses mains. Les doigts délicats de Janey se lient aux siens et Walsh s'essaye à l'humour. Ça prend, assez pour capturer quelques éclats de rire. Il ne demande rien de plus que de retrouver ces étincelles au creux d'un regard où il n'a vu que trop de larmes, dernièrement. Ses rires se joignent aux siens. « Pari tenu. » Qu'il lâche finalement, à demi-sérieux. Il serait prêt à y aller, rien que pour lui faire plaisir – et sans doute pour chercher l'arnaque, aussi. Mais pour là, tout de suite, il se concentre sur l'instant présent. Sur les mots qui tombent des lèvres de la blonde ; mots tant redoutés. Question à laquelle il n'a de cesse de mentir depuis trop longtemps maintenant. Mais est-ce vraiment un mensonge, puisque lui-même n'en connaît pas vraiment la réponse ? Ou bien, c'est simplement qu'il refuse d'être sincère avec lui même. Il a peur, Theodore. Peur des conséquences des aveux, peur du poids des mots. Il ne veut pas voir naître l'inquiétude dans les prunelles de Janey. Mais il ne veut pas lui mentir non plus. « Bien, je suppose. » Syllabes maladroites qui s'entortillent sur sa langue. Ça ne sonne pas juste, ni même vrai ; pas à un seul instant. Il hausse docilement les épaules, se frotte la nuque pour oublier la nervosité qui l'écorche jusqu'au plus profond de ses muscles. « L'hôpital et rien de plus... C'est triste pas vrai ? Résumer ma vie à ça. » Un éclat de rire ironique lui étreint la gorge. Comment en dire plus sans l'alarmer ? Comment en dire plus sans se brûler les lèvres. Un soupir las lui échappe, son regard dévie, cherche quelque chose à quoi se raccrocher. Il en revient à elle et la douceur d'un sourire hante ses lippes. « Ça va bien, Janey. Juste un peu fatigué, vivement les vacances. » Il tente d'être convaincant, mais lui-même n'est pas convaincu. Il aimerait juste un instant de répit dans ses bras. Le silence et rien d'autre. Promesse muette que tout ira bien, même si c'est faux.

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MessageSujet: Re: i'd start a riot (janey)   Jeu 24 Mai - 22:01

elle se repasse le film en boucle, janey. aaron, teddy. puis teddy, aaron. en envoyant valser chaque pan de son existence, elle avait bien failli les perdre tous les deux. elle avait bien tenté de faire de ce qu'il restait de sa vie, un cauchemar perpétuel. peut-être dans l'unique but de se punir d'ailleurs, qui pouvait se vanter de véritablement le savoir ? face à elle, le chirurgien avait initié ce cesser le feu. cet homme qu'elle craignait sûrement le moins, mais celui qui était pourtant tout. l'humour et la complicité reprennent leurs droits dans cet échange. et les sourires s'invitent de nouveau sur les lèvres. les syllabes qui franchissent la barrière de leurs bouches forment des excuses qu'ils avaient trop longtemps gardé pour eux, faisant pourrir leur relation dans le même temps. tu ne veux plus penser à tout ça, tu veux simplement laisser vos différents voguer vers d'autres horizons et reprendre là où vous vous étiez arrêtés quand tu avais choisis de prendre la mauvaise direction. il s'explique, teddy. et elle comprend bien vite qu'il n'est pas plus avancé dans sa vie qu'elle ne l'est dans la sienne. il évoque l'idée de se faire tirer les cartes lui aussi et elle va pousser le vice jusqu'à lui proposer de l'y emmener si jamais il insiste trop. c'est bon enfant, ça leur ressemble. plus elle y pense, janey, et plus les choses font sens. ce dont elle était intimement persuadée, c'était que quand plus rien, ni personne, ne pouvait l'aider à matérialiser un chemin devant elle, la roue du destin était toujours là pour l'aiguiller. toute sa vie, elle s'était reposé là-dessus quand elle n'avait plus les réponses qu'elle cherchait. mais pour l'heure, il n'y en avait vraiment qu'une seule qui l'intéressait et elle ne la concernait aucunement. bien, je suppose. la supposition est de trop, ce n'était pas ce qu'elle voulait entendre. elle voulait être persuadée que tout allait bien pour lui, afin de se consacrer pleinement à ce qui avait déconné chez elle. l'hôpital et rien de plus... c'est triste pas vrai ? résumer ma vie à ça. elle hausse simplement les épaules, elle pourrait en dire autant. elle qui avait tout quelques mois plus tôt, n'avait plus rien aujourd'hui. tu le vois qui hésite, ton teddy. il n'a pas le ton assuré de d'habitude. il s'arrête puis il reprend inlassablement, ça ne semble pas naturel. pourtant, il a l'art et la manière, teddy. il sait définitivement y faire. elle voit même un sourire s'immiscer sur ses lèvres. un de ces sourires qui devait sûrement cacher beaucoup d'autres choses. si seulement elle pouvait gratter plus et ne pas voir simplement qu'en surface. ça va bien, janey. juste un peu fatigué, vivement les vacances. la femme offre à son meilleur ami un sourire en demi-teinte. elle n'y croit pas vraiment à tout ça, pas du tout même. mais pour autant, elle n'a aucune envie de le brusquer, de le froisser, de le mettre au pied du mur ou de le pousser dans ses retranchements. ce n'est pas sa façon de faire, elle n'a jamais procédé comme ça, janey. elle excelle davantage dans l'art d'être simplement là, une présence discrète mais fidèle. une oreille attentive prête à tout entendre, uniquement quand la personne en face y sera préparé, en ressentira le besoin. et teddy, il n'en est pas encore là. elle le voit, elle le sent. allez viens, qu'elle dit en attrapant sa main pour le trainer avec elle. tous deux avaient simplement besoin de mettre le reste du monde sur pause, juste le temps d'un instant. et elle voulait rattraper le temps perdu. ils avaient des heures pour ça.
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