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 you are your own problem and your own solution (eli)

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MessageSujet: you are your own problem and your own solution (eli)   Sam 30 Déc 2017 - 19:34

Fairchild balança la pile de dossiers qui se trouvaient sur son bureau, l'envoyant valser sur le sol. Les feuilles tombèrent dans une pluie de papiers tandis qu'il se prenait la tête entre les mains, il détestait ce genre de situation. Son cerveau tournait à vingt mille et il ne parvenait pas à se calmer. Impossible de trouver la moindre paix, le moindre soupçon de quoique ce soit qui ressemblait un peu à de la sérénité. La caserne était devenue son enfer personnel depuis quelques temps, entre le départ précipité de Banks, son accident pendant une intervention et maintenant le cas Goldestein, il avait l'impression qu'il était en plein centre d'un cercle vicieux qui ne jouait pas du tout en sa faveur malgré toute la bonne volonté qu'il mettait. Son travail était toute sa vie, le truc pour lequel il vibrait. Ce qui le faisait se lever le matin avec le sourire, qui lui donnait envie de soulever des montagnes. Mais ces derniers temps, rien n'allait comme il le voulait. Son équipe était plus soudée que jamais au moment des fêtes, période qui pouvait s'avérer complexe pour la caserne de Brighton en raison de la recrudescence des incendies dues aux feux d'artifices, décorations de noël et feu de cheminée qui partaient en live. Le feu ne prenait pas de vacances lui, et Wyatt était sur les rotules. Et évidemment, par dessus tout ça, il avait fallu que son supérieur l'appelle pour le sommer de prendre une mesure punitive envers un de ses hommes qui s'étaient visiblement rendus en intervention avec un taux d'alcoolémie positif. Evidemment, c'était tombé un jour où Wyatt n'était pas là. Parce que Goldestein savait qu'il était à l'essai. Wyatt l'avait déjà pris en flagrant délit et il avait été clair pour la fois d'après : ce serait la mise à pieds assurée. Et maintenant que ses supérieurs étaient au courant, il n'y avait aucun moyen de faire marche arrière ou de couvrir l'affaire. Ils étaient déjà en sous effectif avec le départ de Banks et l'arrêt maladie de Jimmy, maintenant il devait se séparer temporairement d'un de ses meilleurs éléments. Pendant une des pires périodes de l'année, il aurait aimé le convoquer pour autres choses. C'était les fêtes de fin d'année bon sang, des moments censés être joyeux pour tout le monde. Et pourtant il était là comme un con, dans son bureau mal chauffé à devoir dire à un mec qui l'appréciait qu'il n'allait pas venir au boulot pendant un moment. Wyatt était trop fatigué pour gérer ses conneries et pourtant il n'avait pas le choix. On frappa à la porte et Wyatt reconnut la silhouette de Goldestein derrière les stores. "Entre." lui ordonna Wyatt d'une voix dure. La porte s'ouvrit et il lui fit signe de s'asseoir. Il ne lui proposerait pas de café comme la première fois qu'il l'avait convoqué pour lui parler de ça, cette fois-ci il avait pas envie d'être sympa. Et c'était pour son bien même si le moment allait être parfaitement désagréable. "Je t'avais dis quoi pour la prochaine fois ? Je t'avais dis quoi Goldestein ?" interrogea Wyatt en joignant les mains sur son menton, signe qu'il contenait autant sa colère que sa déception.
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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Mer 3 Jan 2018 - 21:58

Fairchild l’avait convoqué à la caserne, ce matin-là, et Eli savait. Il savait qu’il avait fait une erreur de trop, et qu’il allait devoir payer de ses conneries.  Wyatt l’avait pourtant prévenu, que ce serait la dernière fois. Qu’il n’y aurait plus d’excuses, que la mise à pied l’attendait s’il retournait au boulot avec ne serait-ce qu’une goute d’alcool dans le corps. C’est pourtant ce qu’il avait fait, et le voilà confronté à l’abominable vérité, devant l’horreur de sa déchéance, qui ne cessait de l’attirer plus encore vers le bas, sans lui donner ne serait-ce qu’une seule chance de se relever. La visite d’Isveig avait remuer le couteau dans la plaie, et pour noyer sa douleur, il avait bu. Il ne savait que faire ça, boire, désormais. Son cerveau nageait dans un flot d’alcool qui lui empêchait d’avoir les idées claires, qui faussait son jugement, sa façon de penser, d’agir. Personne n’était mort ou n’avait été blessé, ce jour-là, mais que ce serait-il passé si ça avait effectivement été le cas? Il aurait eu le sort de l’un de ses camarades sur sa conscience et ça l’aurait détruit un peu plus qu’il ne l’était déjà. Sauf que cette réflexion venait trop tard, alors qu’il s’apprêtait à payer pour sa faute. Vêtu d’une tenue civile, il arriva au garage et salua d’un signe de tête les quelques hommes qui était sur les lieux, avant de bifurquer vers le bureau de Wyatt, auquel il frappa. La voix dernière la porte lui intima d’entrer, et la dureté de ton de son patron annonça celui que prendrait cette petite réunion.  Il s’installa sur une des deux chaises qui faisait face au bureau du chef de brigade, sans toutefois oser regarder son ainé dans les yeux. Il se renfrogna d’avantage quand ce dernier le confronta, ramenant à sa mémoire leur dernier entretien, et l’Épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête. – Ok, c’est bon, je sais que j’ai merdé. – admit-il finalement, à bout. Il avait perdue Isveig, il perdait lentement la tête, et désormais, on lui arrachait la dernière qu’il lui restait : son boulot. Autant le tuer tout de suite, le mettre au buché et le faire brûler vif sur la place publique. Il n’était pas à une humiliation près. – J’vais pas te dire c’est faux et je vais pas te supplier de m’laisser une autre chance, on sait toi et moi que ni l’un ni l’autre ne fonctionnerait. – Il jaugea du regard à la fois l’ami et le collègue, le supérieur et bourreau. La déception se laissait dans les yeux de l’homme, mais sa colère aussi. Il l’avait déçu, et ça, le Goldstein avait bien du mal à l’accepter. Mais il était trop tard pour les regrets. – Combien de temps? – chercha-t-il à savoir. Pendant combien de jours, de semaines, de mois seraient-ils ainsi tenu à l'écart du seul job qu'il savait faire. Il se savait condamné, mais il ne savait toujours pas quel sentence l'attendait et il préférait que Wyatt soit franc jeu avec lui, comme il l'avait toujours été.


Dernière édition par Eli Goldstein le Mer 21 Fév 2018 - 14:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Jeu 11 Jan 2018 - 16:03

Wyatt n'était pas chef de la caserne depuis si longtemps après tout. Quatre petites années qu'il était à la tête de tout ce beau monde après que l'ancien chef de caserne parte à la retraite, lui laissant la lourde tâche de faire aussi bien, si ce n'est mieux que lui. Autrement dit : un véritable défi. Alors des situations inédites, il y en avait tout un tas pour Wyatt qui ne savait pas toujours quel comportement adopter. Le cas Goldstein en était le parfait exemple. Wyatt était un bon chef, son équipe l'aimait bien et il pensait savoir qu'on ne lui cassait pas trop de sucre sur le dos en son absence et que les gens avaient tendance à l'apprécier. Il restait accessible sans manquer d'autorité, et on pouvait lui parler du moment qu'on respectait sa position. C'était simple, limpide. Mais ce n'était pas pour autant que d'annoncer une mise à pied l'un de ses hommes était tâche aisée. Goldstein devant lui, Wyatt faillit perdre son sang froid devant l'apparente nonchalence de Goldstein. "Merdé ? T'appelles ça merdé ? J'appelle ça foutre sa vie en l'air. Tu te rends compte quand même jusqu'où ça te mène ? T'as 30 ans bordel Goldstein, reprends toi." Wyatt savait ce que c'était que de vivre une période difficile et de ne pas savoir à quoi se raccrocher. Il était en plein dedans à vrai dire, il était en plein dedans et il se demandait comment il allait s'en sortir cette fois. Mais il ne s'agissait pas de lui aujourd'hui et il ne pouvait pas laisser ses problèmes persos prendre le dessus sur la situation. Heureusement, Eli avait vite compris et Wyatt n'aurait pas à se répandre dans tout un tas d'explications compliqués. Il savait ce qu'il avait fait, il savait pourquoi il était là. Wyatt n'avait qu'à lui annoncer la sentence et il en aurait fini avec ce moment difficile. "Un mois." Il laissa Eli process l'idée puis se laissa aller contre le dossier de son siège. "Et l'obligation de t'inscrire aux alcooliques anonymes pour témoigner de ta bonne volonté."  Ca c'était pas la volonté de ses supérieurs, c'était la sienne. C'était son exigence à lui, sans quoi il refuserait qu'il remette un pieds dans la caserne. Il aurait aimé avoir une vieille anecdote à lui raconter, l'histoire d'un pompier qui avait pris comme lui le risque de venir bourré au taff et qui avait foutu sa carrière en l'air mais il n'avait rien dans ce goût là en stock. "Sans remplir cette condition là, ça sert à rien de revenir à la caserne." rajouta Wyatt en lui tendant le courrier qui certifiait sa mise à pieds.
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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Sam 13 Jan 2018 - 19:29

Cette confrontation, Eli aurait très bien pu l’éviter, et il le savait. Boire n’avait jamais été la solution, et pourtant, c’est vers celle-ci qu’il se tournait depuis qu’Isveig l’avait quitté, le laissant en pièces détachés. Sa raison l’avait abandonné après sa première beuverie, et désormais, elle lui faisait faux bond, laissant toute la place à l’être aigri que la rage avait fait de lui, un être qui avait cessé de penser aux conséquences de ses actes et qui avait perdu la maîtrise de sa logique. La voix de Wyatt s’éleva dans la pièce, suite à sa petite tirade insolente et il eut l’impression de redevenir un gamin qui se faisait gronder par ses parents parce qu’il a fait une connerie. À la différence qu’ici, il s’agissait d’un patron et de son employé, et que des vies avaient été mise en danger. Par sa faute. Par ses agissements. Incapable d’ajouter quoique ce soit, il baissa la tête, honteux. Il avait le plus grand des respects pour Fairchild, et le voir s’emporter ainsi à cause de lui l’affectait plus qu’il n’aurait plus l’imaginer. Comme s’il avait fallut de ce wake-up call pour qu’enfin, il réalise la portée de ses gestes. Qu’une petite lumière s’allume enfin dans sa tête d’embrumée pour le guider à nouveau vers la lumière, la voie à prendre. Mais rien n’était gagné, tout était à faire. Et le chemin s’annonçait long et ardu pour y parvenir. Lorsque la sentence tomba enfin, Eli releva le regard vers son supérieur. Un mois. De longues semaines où il n’aurait d’autre choix que de travailler sur lui-même, de mettre de l’ordre dans ses pensées et sa vie. Ça lui semblait être le juste prix à payer pour ses écarts de conduite. Il faillit toutefois protester quand Wyatt l’obligea à se présenter à des séances des alcooliques anonymes, mais il se contenta de garder le silence. De toute façon, Wyatt semblait peu enclin à négocier sur les termes de son retour au travail, et Eli récupéra d’entre ses mains la lettre qu’il lui tendait, lui jetant vaguement un coup d’œil avant de la glisser dans l’une des poches de son veston. – OK. – lui dit-il simplement, car il était inutile d’ajouter quoique ce soit à la conversation. L’essentiel avait été dit, et l’homme ne souhaitait pas s’attarder inutilement à la caserne alors qu’il n’y avait plus sa place, jusqu’à nouvel ordre. Se relevant de la chaise où il s’était assis, il considéra partir sans un mot de plus, mais aux derniers instants, il se tourna son chef. – J’suis désolé, Fairchild. Désolé de te décevoir de la sorte. – Une certaine triste perçait au travers de sa voix, à croire que quelque chose s’était brisé en lui. Que sa carapace cédait, peu à peu. Avant d’être son supérieur, Wyatt avait, avant toute chose, été son collègue de travail, et un homme qu’il appréciait et respectait. Il ne lui avait pas rendu la vie facile depuis sa rupture. Mais cette réalisation lui venait trop tard.


Dernière édition par Eli Goldstein le Mer 21 Fév 2018 - 14:38, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Dim 21 Jan 2018 - 12:58

Même si la situation était compliquée, Wyatt ne jugeait pas l'homme qui était assis en face de lui. Personne n'était à l'abris de toucher le fond, il suffisait de peu de choses. D'un retournement de situation trop brutal pour basculer dans les abysses de la souffrance, c'est là que les mauvaises décisions se prenaient. Et Wyatt savait ô combien il était facile de se laisser glisser vers les solutions faciles quand le quotidien était justement devenu trop difficile. Quand il avait appris que Banks avait démissionné, l'obligeant à avorter une histoire à laquelle il commençait à s'accrocher la tentation de trainer les bars pour oublier lui avait traversé l'esprit. Ou de boire un peu chez lui le soir mais Wyatt s'y était clairement refusé. Déjà parce que tout le monde le connaissait en ville et que la vision du chef des pompiers en train de se la mettre seul dans un bar risquait d'être mal venu, surtout lorsque le meilleur pub de Brighton était dirigé par sa soeur mais aussi parce que chez lui l'attendait sa petite soeur qu'il hébergeait depuis qu'elle s'était fait viré de la maison. Alors, Wyatt manquait d'échappatoire, et il pouvait comprendre que Goldstein se soit laissé aller à l'alcool pour oublier ce qui le taraudait. Sauf qu'en tant que patron, en tant que pompier, avec le serment qu'il avait fait en devenant combattant du feu, il ne pouvait pas permettre ce genre de débordement. S'il acceptait pour lui, alors il acceptait pour les autres. Il avait foi en lui, il espérait sincèrement qu'il s'en sortirait. Wyatt le regarda se lever, plutôt résigné à sa sentence. Le fait qu'il ne se batte pas pour se défendre était mauvais signe pour Fairchild, il avait espéré que quand même il s'offusquerait, qu'il lutterait un peu. Au lieu de ça, Goldstein portait la défaite sur son visage. Wyatt se leva à son tour, plus par empathie que par convenance. "Goldstein ?" Son collègue se retourna vers lui et Wyatt mit un peu de temps avant d'oser poser la question. "Pourquoi tu fais ça ? Qu'est-ce qu'il se passe dans ta foutue tête ?" Ce n'était pas ses affaires, Wyatt était souvent mené à faire un peu de psychologie de comptoir parfois avec ses hommes mais il ne se mêlait jamais de ce qu'il ne le regardait pas. "Je te demande ça en tant qu'ami." se senti-il obliger de rajouter pour pousser l'autre à la confidence. Il ne voulait pas qu'il pense que ce qu'il pourrait lui dire lui servirait pour le faire virer ou quoique ce soit d'autres, il voulait juste offrir son aide en tant qu'ami, même si la différence de leurs uniformes marquaient bien la différence hiérarchique. Il y avait un stade où les hommes se rencontraient, peu importe leurs horizons lorsque la bienveillance entrait en jeu. Il n'était pas forcément le meilleur conseilleur de la ville mais Wyatt ne pouvait pas se résoudre à laisser son ami sortir de ce bureau sans tenter de comprendre le mal qui le rongeait et qui le poussait à pratiquer l'auto-sabotage avec autant de conviction.
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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Sam 27 Jan 2018 - 21:30

Il n’avait plus envie de se battre, Eli. Il n’avait plus l’énergie pour ça, il avait épuisé ces dernières réserves pour tenter de tenir le coup, pour ne pas craquer, mais c’était trop peu pour contenir le torrent qui risquait de déferler le jour où son barrage émotif craquerait. Et il sentait la fissure se faire, petit à petit, à l’intérieur de lui. Sans même le vouloir, Wyatt avait été celui qui venait de lui donner le coup fatale, l’ultime goute qui fait déborder le vase. Mais il était orgueilleux, le Goldstein, et il retint le flot d’émotions en lui, ne serait-ce que jusqu’à ce qu’il franchisse les murs de son appartement, le seul lieu où il pouvait se permettre d’être lui-même. Encore fallait-il qu’il s’octroie ce privilège. Convaincu que sa place n’était plus en ces lieux, c’est dans un silence presque cérémonieux qu’il se leva avec l’intention de quitter la caserne dans les minutes qui suivrait, mais il se sentit tout de même le besoin de faire savoir à son collègue, à son supérieur, à quel point la situation lui échappait, à quel point il était peiné d’en être arriver jusque-là. Mais il avait failli à son devoir de pompier, il avait failli à son serment, et il allait en subir les conséquences, parce que c’est tout ce qu’il méritait. Eli ne cherchait pas à prolonger sa présence sur son lieu de travail inutilement, sachant que le temps leur était précieux, surtout dans le cas où une alarme se déclenchait. Les paroles de Fairchild le forcèrent toutefois à se retourner de nouveau vers ce dernier, alors qu’il s’apprêtait à franchir cette porte, la poignée coincée dans le creux de sa main. – Elle m’a plaquée. Isveig, ma fiancée. – fit-il en insistant sur ce mot, qui sonnait tellement faux à ses oreilles, désormais qu’il connaissait l’affable vérité. – Pour aller retrouver son amant, qu’elle se tapait depuis près de six mois. – Cette fois, l’emphase vu mit sur ce mot qu’il vomit presque, autant par dégout que par rage. Il n’avait pas besoin de lui donner le moindre détail de la situation : le strict minimum convenait parfaitement à le mettre dans le contexte actuel des choses. – Boire, c’est la seule chose qui me permettait d’oublier tout ça, de l’oublier, elle. Mais c'est un foutu cercle vicieux dans lequel j’suis pris - dès que l'effet s'estombe, j'dois recommencer. Et regarde où ça m’a mené. – Il soupira, bien conscient que l’alcool n’était jamais la solution à prendre, jamais. Mais c’était l’échappatoire de la facilité, le meilleur moyen d’échapper à la réalité, de noyer ses sombres pensées. Reste que les effets pervers d’un tel geste avaient des répercussions sérieuses sur sa vie, un fait qui venait de lui sauter au visage et qu’il n’avait plus le luxe d’ignorer.


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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Jeu 1 Fév 2018 - 7:15

Ce n'est pas raisonnable. C'est le premier truc que pense Wyatt lorsque Eli lui confie que cet auto-sabotage scrupuleux vient du fait d'une énième histoire d'adultère. Y a t-il quelque chose à Brighton qui oblige les amants à tuer dans l'oeuf des mariages à peine organisés ? Chaque histoire d'infidélité fait l'effet d'un miroir pour Wyatt qui se remémore avec douleur la fois où il avait foutu sa plus belle histoire d'amour en l'air. Lui aussi avait été fiancé, lui aussi avait tout gâché. Et en l'espace d'une semaine, Wyatt se retrouvait par deux fois face à la victime du couple. La première avait été Ana qui lui avait confié ses problèmes conjugaux avec Casper ce qui l'avait mis dans tous ses états et le second était Eli qui venait de lui apprendre que sa fiancée se faisait la part belle avec un autre mec depuis des mois. Il se retient de sortir ses meilleurs jurons, parce que quand même, c'était censé être sa future femme et pousse un long soupir à fendre l'âme. "Ouais... Joker. C'est pas facile à gérer." C'est le moins qu'on puisse dire, sa peine était visiblement à la hauteur de sa trahison et il n'était pas prêt de retrouver le chemin de la paix intérieure. "J'vais pas te sortir le discours cliché qui dit que boire te la raménera pas et effacera pas ce qu'il s'est passé mais j'te le dis quand même." déclara Wyatt avec un air désolé. Il était tellement nul pour donner des conseils et celui-ci faisait pas exception à la règle. Il comprenait le besoin d'Eli d'échapper à la réalité pour ne pas ressentir le trou béant qui s'était créé dans sa poitrine mais c'était totalement contre-productif. "T'as vraiment envie de te retrouver cocue, célibataire et au chômage ?" La méthode dure, toujours, parce que c'était le meilleur moyen de déclencher un électro-choc là où on préférait se voiler la face. Il savait bien que tout le monde avait sa propre manière de gérer ses soucis, lui par exemple, c'était le sport et la console de jeu. Ou un moment de convivialité avec ses soeurs mais tout le monde n'avait pas les mêmes ressources. "Je cours trois fois par semaine en bord de mer pour me vider la tête. Tu devrais m'accompagner, ça peut que te faire du bien." Il aime pas mélanger le pro et le personnel, mais son côté grand frère bienveillant reprend souvent le dessus malgré lui. Il sait qu'Eli sait faire la part des choses et puis après tout : n'était-ce pas dans son rôle de chef de prendre soin de ses gars et de s'assurer de leur bien-être ? L'air salin ne pourrait que lui faire du bien.
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MessageSujet: Re: you are your own problem and your own solution (eli)   Jeu 15 Mar 2018 - 20:46

Parce que c’était Wyatt, parce qu’il avait beaucoup d’estime pour ce dernier, autant professionnellement qu’amicalement, Eli ne se fit pas prier deux fois pour raconter les déboires l’ayant mené jusqu’à cette déchéance dont il peinait à se sortir. Isveig, ses infidélités, ses mensonges. Elle avait envoyé valser leur avenir commun, les multitudes de projets dont ils avaient tant discuté, pour satisfaire ses petits caprices de femme insatiable. Rien que d’y penser, la nausée montait à la gorge d’Eli, et il ravala difficile sa salive pour chasser le goût de bile qui tentait de se frayer un chemin jusqu’à sa bouche. Son patron fut forcé d’admettre que la situation n’avait rien d’enviable. Le genre de situation qui peut détruite n’importe qui, même lui. Il réprima un rictus découragé lorsque l’homme lui mentionna que l’alcool ne ferait pas de miracle : il n’allait pas la retrouver dans le fond d’une bouteille. De même que son bonheur, qui ne s’y trouvait pas non plus. Sa tête se baissa toutefois, et son regard se riva sur ses pieds quand son collègue lui balança la vérité en pleine face. Non, bien sûr que non, ce n’était pas ce qu’il voulait. Il avait perdu la raison au même moment où il l’avait perdu, elle. – Pas vraiment. – du-t-il admettre, haussant les épaules d’un air débité. Personne ne souhaitait ça. Mais ça avait été plus fort que lui. Il acquiesça à la proposition du Fairchild, sans toutefois être totalement convaincu que courir lui ferait du bien. Nathan avait bien tenté de le trainer avec lui pour une petite course improvisée, et il fut forcé de constater que tout était à recommencer. Son corps, alourdit par la boisson et le fast-food qu’il s’enfilait depuis des semaines, peinerait autant que lui à se relever. – J’y penserai. – Pour le moment, c’est tout ce qu’il pouvait lui promettre. Avant toute chose, il fallait que les choses se replacent dans sa petite tête. Le reste suivrait, naturellement. La main, toujours sur la poignée de la porte, serra plus fortement le métal, et il sentit le sang se faire de plus en plus rare au niveau de ses doigts, ses jointures blanchis par la pression exercé sur elles. – Tu salueras les autres de ma part. – qu’il adressa, en guise de dernier aurevoir, avant de finalement ouvrir la porte et quitter le bureau pour partir vite, et loin d’ici. Il n’accorda aucun regard à ses camarades qui suivait sa silhouette du coin de l’œil. Ses yeux se brouillaient déjà de larmes, et l’une d’elle roula sur sa joue. Il la chassa du revers de la main.

Sujet terminé pour Eli.
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